Hier, j’aurais pu mourir dans mon coin sans que personne ne s’en soit soucié. Si ma mère ne m’avait pas appelé, à 16h45, pour prendre des nouvelles car elle s’inquiétait de ne pas voir de billet publié comme je le fais chaque jour, je serais toujours dans ma cachette, probablement en train de me déshydrater et de m’affamer. Et forcément, je me serais fait pipi dessus car je me serais endormi à force d’attendre qu’on me retrouve. Et oui, sans vouloir dramatiser, j’aurais pu mourir de mort.

Il faut reconnaître que mon idée de jouer à cache-cache avec mes lecteurs et trices, si c’était une bonne idée, à la base, ce qui n’en a pas été une, c’est de ne pas avoir prévenu qu’on allait jouer. Alors moi, persuadé que vous alliez toutes et tous lire dans mes pensées (on peut se tromper, parfois, sur son entourage) et savoir que j’allais me cacher. Mais personne n’est venu à ma recherche. Je me suis retrouvé tout seul comme un con. Abandonné. Comme sur une île déserte. À attendre que le temps passe.

En réalité, personne n’a compris que je m’étais caché dans le sujet même de mon billet d’avant-hier : dans un trou. J’en avais justement trouvé un, d’occasion mais en très bon état (comme moi ? Hmmm, ça reste à voir, ça) et je me suis planqué dedans en rigolant intérieurement de ce double sens. J’ai peut-être présumé de vous, chers lecteurs et trices et à force de parler de trous, j’ai vraiment pensé que vous alliez comprendre que c’était pour vous indiquer que c’était justement là qu’il vous fallait me chercher.

J’ai parfaitement conscience que je frise (et même plus) le ridicule à travers cette mauvaise anecdote et donc, comme j’ai envie de m’en sortir la tête haute, on va oublier cette histoire de trous et je voudrais présenter mes excuses à celles et ceux qui se seraient éventuellement inquiétés à la vue d’une non-publication d’un billet quotidien dans ce blog, hier. La raison officielle, celle que vous devrez retenir (faites attention aux fake-news) : c’est totalement indépendant de ma bonne volonté.

En effet, un mouvement de grève de certains syndicons a empêché mon blog de se mettre à jour et mon billet sur les trous attendait son tour (vous avez vu la subtile anagramme ? Trou et tour ? Tomber dans un trou, attendre son tour… Attendre son trou et tomber dans un tour… Hmmm !) et donc, je vais porter plainte pour empêchement de publier en rond. Et demander des dommages et intérêts afin de compenser l’énorme préjudice moral (et physique) que j’ai subi mais vous aussi, je le sais.