La femme de ménage ! Eh oui, pourquoi pas la femme de ménage ? Si ça se trouve, la culotte rose*, elle appartient à la femme de ménage, allez savoir. En même temps, oui, je sais, elle mesure moins d’un mètre cinquante et je n’ai pas l’impression qu’elle fasse du 44 mais après tout, les apparences sont peut-être trompeuses… Si ça se trouve, sous ses vêtements, elle est aussi large que haute, cubique, en gros, si je puis dire. Mais attention, je ne suis pas en train de me moquer de son physique, c’est juste factuel : elle est vraiment petite et il me semble bien qu’elle a un peu de hanches alors du 44  sur 1m50, ça peut se faire, non ? À moins que ça ne fasse vraiment trop difforme, ce qu’elle n’est pas ma petite femme de ménage. Non, vraiment pas. Ça se verrait, sinon.

En même temps, si ça n’est pas à elle, comme ça n’est pas non plus au président (comme Mymy m’a mis la puce à l’oreille, je me suis permis de lui demander, au président et désolé, Mymy mais ça t’a peut-être fait ta journée, avant-hier mais tu t’es fait plaisir pour rien), je ne vois vraiment pas à qui peut bien appartenir cette petite culotte rose. Pardon, cette petite culotte saumon avec un nœud fuchsia. En plus, je trouve que saumon et fuchsia, ça n’est pas franchement du meilleur goût. Rose et fuchsia, oui mais saumon et fuchsia, non. Mais les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Je donne juste mon opinion. Il n’y a aucune arrière-pensée dans les miennes, de pensées. Et aucune méchanceté. Non, je suis juste comme l’inspecteur Gadget, j’enquête, j’enquête. Et je continue.

D’ailleurs, comme tout bon détective privé, je fais confiance à mon flair pour mener mes investigations. J’ai reniflé la culotte rose et j’ai déjà pu en conclure qu’elle était propre, c’est déjà un bon indice parce que je vais pouvoir éliminer plusieurs personnes. Suivez mon regard. Et ensuite, un léger parfum m’a fait aller jusqu’à mon congélateur dans lequel j’ai du saumon surgelé. Et là, je me suis dit que bon sang, mais c’est bien sûr, c’est parce qu’elle est couleur saumon, que mon nez m’a emmené là. Si elle avait été rose, j’aurais forcément fini par aller sur la terrasse, vers les jardinières. Comme quoi, je peux désormais affirmer que cette culotte est vraiment saumon et non pas rose. C’est déjà un grand pas. Il ne me reste plus qu’à trouver enfin à qui elle peut bien appartenir. À suivre.

* voir billet du 3 juin