Il aura un an dans un mois que je fêtais le trois millième billet de mon blog et donc, aujourd’hui, ça fait onze mois. Est-ce que ça mérite la peine qu’en parle ? Ceux que ça n’intéresse pas vont me rétorquer que non et ils auront bien raison mais personne ne les obligent à venir et encore moins à rester. Ceux qui ça intéresse vont m’approuver en me disant oui mais qui cela peut-il intéresser à part moi, hein, vraiment ? Ça m’est égal, du moment que ça me convienne à moi, le reste, malheureusement, à l’instant T, c’est un peu secondaire à mes yeux. Mais n’y voyez aucune agressivité, aucune acrimonie, aucune amertume. C’est juste qu’en ce moment, on dirait que je ne suis pas tout à fait dans mon état normal. Alors, le mieux, ce serait peut-être que je me pose les bonnes questions.

Ai-je des problèmes personnels ? Y a-t-il quelqu’un qui me harcèle ou qui m’a agressé ? Ou qui aurait préféré des menaces à mon encontre ? Non, non et non. Du moins, pas à ma connaissance. Après, je ne suis pas dans la tête des autres mais dans la mienne, ce qui n’est déjà pas mal. Non, non et non, encore une fois. Alors, cela pourrait-il venir de ces chaleurs interminables depuis un petit moment déjà ? Hmmm ? En réalité, là, je me tâte. Il est possible que ça me tape un peu sur le système et donc, que ça me joue quelques mauvais tours mais non, ça ne peut pas être la cause première de mon état un peu inhabituel. D’autres questions ? Euh oui : est-ce que je vais bien à la selle ? Outre que là, on touche à quelque chose d’intime qui ne regarde que moi, je vais quand même répondre que oui, chaque jour.

Je ne suis donc pas constipé. S’il y a d’autres questions, je m’écoute mais attention, on évite les choses vraiment trop personnelles comme la précédente, d’accord ? OK. Est-ce que je mange avec appétit ? Oui.  Est-ce que je dors bien ? Je ne dors jamais vraiment bien. Donc, ça n’est pas nouveau. Alors, est-ce que ça pourrait être cet anniversaire, cet un an après le trois millième billet qui me travaille ? Mon Dieu, qui n’existe pas, pour moi, si j’en suis arrivé là, je n’ai pas fini d’en baver, alors. Parce que tant que je serai vivant et tant que je n’aurai pas décidé de supprimer mon blog, ça va devenir récurrent, tous ces anniversaires à venir. D’autant que l’année prochaine, on fêtera ses dix ans, au blog C’est écrit. Eh bien dites donc, je n’ai pas fini de m’en faire et d’être un peu sur les dents. Et sur les rotules.