Ouais, je sais, c’est rébarbatif, Zola, au vingt-et-unième siècle mais tant pis, je ne suis pas là que pour procurer du plaisir aux autres (je ne suis pas une pute) et de temps en temps, j’ai aussi envie d’être un peu chiant. Après tout, comme je suis en train de relire les Rougon-Macquart (j’en suis au sixième tome – Son excellence Eugène Rougon), il n’y a pas de raison que je sois seul à subir ça. Non, je plaisante, ce n’est pas une contrainte, ça reste quelque chose d’agréable, malgré tout. Mais tout en avançant mon petit bonhomme de chemin, je me rends compte que si je suis heureux de retrouver les personnages et si les histoires me reviennent au fur et à mesure, j’ai malgré tout conscience que ça reste très, très, très vieillot. Mais ça tient beaucoup au style de Zola et sa volonté de décrire les choses à outrance.

Et pourtant, dans celui que je lis en ce moment, où il est surtout question de politique et de courtisanerie, on pourrait aisément transposer les personnages à l’époque actuelle où on sait très bien que les députés et les sénateurs sont sollicités de toutes parts par des citoyens, d’un côté mais aussi et surtout parce celles et ceux qui cherchent à profiter de l’amitié (souvent apparente) qui les lie à l’élu (quelle belle allitération !) Et à la différence du temps du Second Empire, aujourd’hui, c’est beaucoup plus su, ne serait-ce qu’avec les outils de communication modernes, l’omniprésence des journalistes et les réseaux sociaux (vous avez vu, pour une fois, je n’ai pas écrit « les réseaux asociaux » - normal, j’ai passé ma colère sur la moutarde, avant-hier, je suis nettement plus calme, depuis, ça va mieux.)

Maintenant, la question qui se pose à moi, alors que je pensais faire une pause au bout du cinquième volume de la saga des Rougon-Macquart, j’ai embrayé directement sur le sixième et je me demande où je vais m’arrêter. Est-ce bien raisonnable de prétendre vouloir relire les vingt tomes à la suite ? JE l’ai déjà fait à deux reprises, au siècle dernier mais là, vous savez quoi, nonobstant le plaisir que j’ai à replonger dans cette série, je commence à me sentir en manque de littératures un peu plus contemporaines. Alors, je me dis que peut-être je ferai une pause avant le septième. Je ne suis pas obligé de faire des comptes ronds dans mon objectif. Je peux inclure de la fantaisie. D’autant que le suivant, c’est L’assommoir, pas drôle du tout et que le huitième, c’est Une page d’amour, un de ceux dont j’ai le moins de souvenirs.