Waouh, en ce moment, il fait globalement chaud et c’est même assez lourd, parfois, limite orageux. Et moi, je me dis que si dès le mois de mai, on commence à subir à ce qui ressemble à une canicule premier prix, avec l’inflation actuelle, on n’est pas au bout de nos mauvaises surprises. Ça fait suer, hein, dans tous les sens du terme. Et on n’a pas fini de transpirer car comme on est en plein dans les saints de glace, ce sont plutôt les saints de glace à la vanille et/ou à la fraise dont il faudrait parler. Oui, mais moi, je n’ai plus le droit au sucre, alors si je veux sucer un esquimau, comment je fais ? En cachette ? Non, le résultat sera le même, ça me fera plus de mal à moyen terme que de bien à court terme. Mais ça n’est pas grave, je m’en passerai et ça va aller. De toute façon, on n’a pas le choix.

Alors, hier soir, pour me désaltérer (ou pour croire que j’allais me désaltérer), j’ai ouvert une bouteille de champagne et j’en ai bu deux verres, juste histoire de me faire plaisir. Et de compenser, oui, aussi, peut-être. Mais ça m’a vraiment fait du bien. Pourtant, j’avais un léger mal de tête depuis le matin mais non, vraiment, ça m’a fait du bien. Et tout en le sirotant, j’écrivais une adaptation des Demoiselles de Rochefort pour mes deux cousines Montrignac et je me disais « ça va aller » et ça m’a fait repenser à cette séance de régression avec un hypnothérapeute, il y a quelques années et je me suis retrouvé à parler à moi, quand j’avais 7 ans, environ et je me suis pris dans les bras et je me suis dit « Ne t’en fais pas, petit, ça va aller » sauf que quand je me suis dit ça, j’avais déjà cinquante ans.

Et ce matin, après une nuit correcte, sans plus, même si mon mal de tête est encore légèrement présent, je me dis que ça ne peut pas venir du champagne. Il n’est de champagne qui ne rende malade s’il est bu avec conviction. Et avec plaisir. Même si on est tout seul. Tout seul à boire. Parce qu’on peut aussi boire un coup parce qu’on est tout seul. Mais ce n’était pas mon cas. En tout cas, pas hier soir. Je n’étais pas tout seul puisque le président était là. Et quand il est là, je me dis aussi que ça va aller. Même s’il fait chaud. Même s’il fait lourd. Et voilà comment j’ai terminé ma journée hier, plutôt bien remplie, encore une fois. Je me demande quand même si depuis que je suis en retraite, je ne cours pas encore plus après le temps. Mais une chose est certaine, oui, c’est vrai, ça va aller.