Avec un slip vert, les plantes, elles auraient été contentes parce que comme ça, j’aurais passé le karcher sur la terrasse en ne portant juste qu’un slip vert et ça aurait un beau geste envers la végétation qui cohabite avec nous, dehors. Et ça aurait peut-être aidé les nouvelles plantations car elles auraient vu un signe très pacifiste et intégrateur de notre part. Oui mais voilà, j’avais mis une espèce de caleçon gris qui me sert de short d’intérieur pour les jours où il fait très chaud. J’ai donc raté le coche, sur ce coup-là. Mais ce n’est que partie remise, je peux toujours repasser le nettoyeur haute pression une deuxième fois avant l’été pour les endroits où peut-être que je n’ai pas été assez précis, hier après-midi. C’est une fois que toutes les dalles sont sèches qu’on se rend compte si le travail est bien fait. Ou pas. Ou partiellement.

Et avec un slip vert, les choses seraient probablement toutes très différentes que quand je porte mon slip rouge ou mon slip bleu, parmi mes deux préférés (cette précision n’était que pour les éventuels nouveaux lecteurs et trices, les autres, vous n’aviez pas besoin de la lire, merci) de presque tous mes préférés. Oui, les choses auraient sans doute été très différentes car alors, peut-être qu’en plus de faire attention au quotidien, dans la mesure de mes moyens, peut-être qu’en plus j’aurais adhéré à un parti écologiste et j’aurais manifesté pour la sauvegarde de la planète et j’aurais même été un activiste de premier plan. Et j’aurais même certainement fait partie de ceux qui ont signé l’accord avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, encore une fois, les choses se sont passées autrement. Faute avouée est à moitié pardonnée. Et alors ?

Et alors ? Je ne vois pas pourquoi j’ai parlé d’une faute qui aurait été avouée. Ça n’a rien à voir avec le sujet du jour. Mais bon, revenons au slip vert. Un slip vert, c’est parfait pour un pique-nique à la campagne, je trouve. Pas forcément à la mer mais à la campagne ou dans une forêt, oui. Ça permet une certaine communion avec la nature qui nous entoure. Et ça montre aux animaux environnants qu’on est de leur côté. En particulier, les grenouilles, si on est au bord d’une mare, par exemple. Ça nous rend complice avec elle et ça crée une connivence qui ne pourrait pas exister sinon. Alors voilà, tout ça, c’est vachement bien dans l’idée. Oui, justement, dans l’idée. Parce que, en ce qui me concerne, ça ne reste qu’au niveau théorique car mon problème, c’est que je n’ai pas du tout de slip vert. Et je me demande bien pourquoi, tiens.