Autour de moi, tout le monde peut le confirmer aisément, je ne sais pas faire une seule chose, j’en fais toujours deux à la fois (au moins) parce que, pour moi, une seule chose à la fois, c’est indigne de mes capacités intellectuelles et physiques et comme je ne veux pas faire partie du commun des mortels… Ooups, je n’aurais peut-être pas dû écrire cette dernière partie de phrase, c’est d’un prétentieux et même d’une arrogance, on va encore penser que je suis capable de faire de l’ombre à Emmanuel Macron… Alors, comme je n’arrive pas à supprimer cette expression de ce paragraphe, faites comme si je ne l’avais pas écrite et surtout, comme si vous ne l’aviez pas lue. Dites-vous que j’ai peut-être été dépassé par le fond obscur de ma pensée. Je me suis légèrement emporté mais encore une fois, ce n’est qu’une preuve de plus que je ne sais pas faire les choses à moitié mais plutôt au double. Voire au triple. Ou pourquoi pas plus ?

Ça amuse beaucoup les gens qui me voient, le matin (et même le soir pour les plus intimes) mais quand je me lave les dents, je ne me contente pas de me laver les dents, j’ai plusieurs options possibles : soit je me lave les dents d’une main en jouant sur mon ordinateur, de l’autre. Soit je me lave les dents en regardant dehors et en écoutant ce qui se dit quand il y a du monde chez moi ou chez ma mère. Soit je me lave les dents en allant faire pipi mais là, pour ne pas m’emmêler les pinceaux, je m’assieds sur la cuvette pour ne pas en mettre partout. Soit je me lave les dents tout en lisant un magazine mais jamais un bouquin car pour un livre, il me faut mes deux mains. Soit je me lave les dents regardant la télé. J’ai essayé de parler au téléphone en même temps que je me lave les dents mais là, ça n’a pas bien marché, j’ai mes limites.

Quand je suis à l’ordinateur, j’écoute toujours ou la radio, ou la télé et je peux même écrire pour mon blog tout en suivant une émission qui m’intéresse. Ou chanter en même temps. Ce que je ne parviens pas à faire en me lavant les dents. Et quand je prépare à manger (éplucher des légumes, par exemple), il peut m’arriver de parcourir une revue de cuisine pour m’inspirer d’autres idées de recettes pour une autre fois. Et quand je me couche, je lis toujours un bouquin et là, en même temps, je peux me gratter le cul. Non, là, ça ne compte pas, tout le monde peut se gratter le cul en faisant autre chose. Et comme tout le monde est le commun des mortels et que je n’aime pas en faire partie, mettons que je ne me gratte jamais le cul. Je me mets juste un doigt dans le nez. Tout en pensant aux gens que j’aime bien. Aux gens que j’aime beaucoup.