Maintenant que Chouchou est revenu. Pour les  plus curieux, je l’ai embauché à mon service depuis le 9 juin 2018 – tiens, ça fait presque pile trois ans !  – et on peut le lire dans le billet de ce jour-là « Chouchou entre officiellement  à mon service » et pour celles et ceux qui n’auraient ni l’envie, ni le besoin, ni le courage d’aller chercher à lire ce « vieux » billet, je vais résumer la situation : Chouchou est mon valet de pied et mon homme de main. Une espèce de majordome combiné d’assistant personnel. C’est mon petit personnel à lui tout seul et quand je le sollicite, il est censé m’aider sans rechigner. Il fait partie de ces personnages que j’ai inventés (aux yeux des autres) mais qui existent bel et bien (dans mon esprit et dans ma vie) et là, je sens que ça va me faire du bien de l’avoir de nouveau près de moi.

Tiens, par exemple, comme j’ai de l’arthrose à plusieurs doigts dont certains terriblement plus douloureux que d’autres, j’ai désormais du mal à m’en mettre un dans les oreilles ou à me curer le nez et Chouchou, ça fait partie de ses prérogatives, il sera là pour mettre un de ses doigts à la place d’un des miens. Je lui demande, il exécute. Et qu’on ne vienne pas me dire que je suis un négrier, Chouchou est parfaitement consentant. Et qu’on n’aille pas me dénoncer à l’inspection du travail, il n’y a aucune trace de lui dans la vraie vie. Chouchou ? Tu veux bien venir mettre un de tes index dans ma narine gauche, s’il te plaît ?... Hmmm, ah, ça fait du bien. Il y a un peu de mucus ? Non, tu le jettes, ça ne se recycle pas. Merci. Bon, pendant qu’il s’occupe de moi, je vais pouvoir penser à autre chose. Pour le 22 juin, justement.    

Chouchou ? Tu me promets que cette fois-ci, tu restes ? Je peux compter sur toi pour le 22 juin. Oui, c’est un lundi mais qu’est-ce que ça change ? Ah d’accord, tu es comme moi, tu demandes parce que c’est juste pour savoir. Ce n’est pas pour rien que je l’ai pris à mon service, on se ressemble beaucoup, lui et moi. De toute façon, à part qu’il est plus jeune que moi, il n’y a pas de beaucoup de différences entre nous. Il est plus jeune. Oui, c’est vrai, il est plus grand, il est plus beau, il est mieux foutu mais à part ça, nous sommes comme deux gouttes d’eau. Et comme il est à mon image, quelque part, je suis un peu comme son Dieu. Sauf que là, au lieu que ce soit moi qui suis en mieux, c’est lui mais il ne faut pas lui dire car ça risque de lui faire prendre la grosse tête. Et ses chevilles vont enfler, ce serait dommage.