Le printemps est officiellement là depuis une dizaine de jours, mais ça ne fait que deux ou trois jours où on a l’impression de tutoyer l’été. J’en veux pour preuve le retour des moucherons et des mouches. Pour ma part, avant-hier, deux et hier, un, ça me met en première place avec trois splatch à zéro. Et une mouche écrasée. Donc, quatre insectes à mon compteur. J’aime bien l’idée d’être en tête. Comme toutes les idées, en général. Et si j’ai conscience que le retour des beaux jours, c’est une bonne chose pour le moral (et pour le corps), je sais également que ça va me générer du stress car j’ai une mission à accomplir : exterminer ces petits insectes qui m’énervent, m’énervent, m’énervent et tant qu’à faire, ne laisser aucune chance à aucun d’entre eux. Et qu’ils se le disent afin qu’ils le sachent tous.

Il n’empêche que j’émets quelques doutes (des doutes m’habitent) et j’aimerais en faire part à ceux qui, comme moi, sont sensibilisés à cette invasion de petits insectes multi-saisonniers, hiver exclus. Normalement, pour moi, la fin de l’hiver (la fin du mois de mars), annonce un changement dans mon alimentation quotidienne. Là, en début de semaine, j’ai probablement acheté mes derniers poireaux avant l’automne prochain. Six mois sans ces liliacées que j’aime tant déguster quand ce sont les frimas. Parce que j’ai quelques manies de vieux garçon : à l’automne et en hiver, j’aime les poireaux, les carottes, les pommes de terre, les choux et les endives. Quand le soleil revient pour le printemps et l’été, j’aime les tomates, les courgettes, les asperges, le fenouil et les pommes de terre. J’en prépare souvent. 

Pour les fruits, à l’automne et en hiver, j’aime les clémentines, les kiwis jaunes, les poires, les pommes et le raisin. Aux beaux jours du printemps et de l’été, j’aime les fraises, les pêches, les abricots, les framboises et les prunes. J’en mange souvent. Et si je peux comprendre que les moucherons aiment bien les fruits juteux qui traînent, en été, quand il fait chaud et que les fenêtres sont toujours ouvertes, je ne comprends pas ce qu’ils peuvent trouver aux poireaux. Ce n’est pas un peu fort pour eux, ça ? Parce que les poireaux, comme beaucoup de liliacées sauf l’asperge, ça fait pleurer les yeux. Alors, pourquoi pas chez les moucherons aussi, hein ? En tout cas, si je souhaite la bienvenue à ces asperges, emblèmes du printemps, pour moi, je n’en dis pas autant pour tous ces mouchillons.