Quand on a très souvent envie de faire pipi, comme certains dont je ne dirai pas le nom, comme moi, par exemple, c’est normal, avec l’âge, il ne faut pas s’inquiéter. C’est juste que parfois, souvent, c’est la prostate qui empêche de bien vidanger la vessie et donc, on fait des plus petits pipis et on a besoin d’y aller plus régulièrement. Alors, je me suis penché sur la question, plié en deux et j’ai regardé ça de très près. De très près mais sans loupe parce qu’il ne faut pas exagérer non plus. Peut-être que j’ai des soucis avec ma prostate mais je suis moins presbyte qu’avant et de près, j’y vois mieux qu’il y a quelques années. Bref, tout ça pour dire qu’en y regardant de plus près, j’ai décidé de toute mettre à plat et j’ai regardé le problème en face et là, très vite, je me suis retrouvé un peu très interloqué.

Parmi mes éventuels lecteurs masculins, je ne sais pas qui a déjà eu l’opportunité de regarder sa propre prostate dans les yeux mais c’est une expérience particulièrement originale. J’avoue que sur le coup, ça m’a un peu intimidé mais j’ai décidé de ne pas me laisser faire, ce n’est pas la petite bête qui va se faire impressionner par la grosse, non ? Je sais (parce que je le dis souvent) que ce n’est pas la taille qui compte mais quand même… Depuis que j’ai fait cette rencontre du troisième type, j’avoue que j’y ai beaucoup pensé. J’ai beaucoup réfléchi à la chose, à la cause et à ses effets. Et j’ai noté toutes les idées qui me venaient à l’esprit afin de pouvoir les relire à tête reposée. Ce que j’ai fait.

Et aujourd’hui, je suis fier de vous présenter la conclusion de ces introspection et délibération réunies. J’ai conscience que ça n’intéressera pas forcément grand monde surtout dans mon lectorat féminin mais bon, je suis content d’avoir été capable de cette analyse extrêmement objective : je fais beaucoup pipi et le plus embêtant, c’est la nuit, évidemment. Alors, la meilleure chose que je puisse faire pour m’éviter un trop grand nombre de levers intempestifs, ce n’est pas d’arrêter de boire dès la fin de dîner, non, si c’était aussi facile que ça… Non, je crois que la seule chose qui soit vraiment imparable, si je ne veux plus me lever trois ou quatre fois la nuit, la seule chose qui me reste à faire c’est tout simplement de ne pas me coucher. Comme ça, ma vessie et ma prostate ne me troubleront plus.