Après huit jours de déconfinement quasiment comme en plein confinement, ça ne va pas du tout être la même chose pour la semaine qui commence aujourd’hui. En effet, j’ai déjà 3 rendez-vous de programmés et j’attends la confirmation pour deux autres. En gros, de lundi à vendredi, 5 jours ouvrables s’il en est, je vais avoir une chose par jour. Une chose à ne surtout pas oublier. Ce n’est pas le moment d’avoir des défaillances neurologiques. Ni celui de commencer un Alzheimer. Précoce ?

J’attends un coup de fil de Fabrice V., vendeur chez Renault à Villenave. Comme j’ai entendu dire que la Régie était dans un état pitoyable avec des fermetures de sites annoncées, j’ai décidé de changer ma voiture, un Ford B-Max pour revenir vers un Captur. Donc, je vais participer au sauvetage de Renault. Carlos Ghosn n’est pas obligé de me remercier. Et Fabrice V. doit m’appeler pour me montrer le modèle de mes rêves, un Captur avec boîte automatique. S’il m’appelle, j’accours.

Mardi après-midi, c’est Régaz qui vient changer le compteur du patron, compteur bloqué depuis un an, on s’en est rendu compte juste avant le confinement et là, ça va se résoudre et dans la foulée, son chauffagiste va venir remettre la chaudière en route, au moins pour l’eau chaude. Je serai là. Dès qu’il est question de tuyaux, de compteur bloqué et tout le toutim, j’aime bien être présent pour voir ce qui va être fait, pour poser des questions, pour taquiner le réparateur ou l’installateur, j’aime ça.

Mercredi, c’est coiffeur. Parce que franchement, la dernière fois que j’y suis allé, c’est comme pour la plupart des français (pour  une fois qu’il y a une écrasante majorité !), j’ai écouté mes cheveux pousser pendant le confinement. À moins que ça ne soit le toiletteur pour les chiens ? Tout d’un coup, j’ai un doute. Si ça se trouve, mercredi, ce n’est pas Carlos, le coiffeur mais Yvon, le toiletteur. Zut, il est trop tôt pour l’appeler, je verrai ça tout à l’heure, à une heure plus décente. À 9 heures.

Jeudi, normalement, c’est Philippe, notre pote bricoleur ou notre bricoleur pote, je ne sais jamais dans quel sens je dois le prendre. Avec des pincettes, même s’il est très sympa car, en tant qu’ancien prof de karaté, il a encore belle allure et je ne m’amuserais pas à le provoquer. Il doit venir pour des choses à faire chez nous mais bon, là, même si je peux faire office d’apprenti, à ses côtés, je peux ne pas être présent une fois que je l’aurai accueilli. Vers 8h30. C’est un peu tard, mais bon, j’ai dit oui.

Vendredi matin, j’ai toiletteur. Kali et Shuka vont être contents car pour eux, comme pour nous, les humains, ce confinement aura eu raison de leur look et là, ce n’est plus des pelages qu’ils ont mais des pelages fous. D’autant qu’on a essayé de leur couper un peu les poils aux ciseaux, au moins une fois et on ne peut pas dire que ça a été très académique. Disons qu’on leur a fait un balayage. À moins que ça ne soit coiffeur pour moi, au fait, vendredi. C’est vrai que je devrais peut-être vérifier.

Avec tout ça, mon agenda, celui de mon téléphone, est un peu surpris. Il a passé deux mois sans aucune nouvelle entrée, avec des rendez-vous fixés depuis longtemps auxquels je ne me suis pas rendu et là, soudain, je n’arrête pas de le remplir, de le solliciter. J’ai bien vu qu’il soupirait en haussant les épaules. Vous savez quoi, je pense que le confinement l’a rendu feignant. Et s’il n’y avait que lui, passe encore mais j’ai bien l’impression qu’il est loin d’être le seul. Tant pis pour lui, hein ?