Hier après-midi, alors que j’étais dans de bonnes dispositions physiques, mentales et intellectuelles, je n’ai pas pu me motiver pour écrire le billet du jour à l’avance car j’avais un peu trop chaud et quand il fait trop chaud, j’ai le cerveaux un tantinet plus ramolli qu’en temps normal. Mon cerveau et les neurones qui l’habitent sont très sensibles aux variations de température, ils n’aiment pas les canicules et préfèrent avoir froid plutôt que chaud. Et avoir trop froid plutôt que trop chaud.

Hier, en fin de journée, après avoir bricolojardiné ou jardinobricolé chez le patron, je suis rentré chez moi et là, alors qu’il n’était que 18h45, je me suis dit, non, il fait trop tard pour que je me mettre à écrire quoique ce soit. Je n’avais pas la tête à ça. Je n’avais envie de rien d’autre que de me mettre dans mon fauteuil relax, sur la terrasse et fermer les yeux au doux soleil d’avant soir. Alors, je suis allé en cuisine, j’ai mangé un cornichon et j’ai bu de grandes gorgées d’eau pétillante. J’avais soif.

Hier soir, après dîner, très frugalement, je n’avais toujours pas la tête à écrire et je trouvais qu’il faisait trop fatigué pour écrire un billet dans mon blog. Et de quoi aurais-je donc pu parler d’intéressant ? De rien. Pardon ? Qui a dit « comme d’habitude » ? Parce que, n’oubliez pas que je ne force personne à me lire. Et non, je ne me suis pas énervé. Et non, je ne m’énerverai pas à ce sujet. Et j’ai haussé les épaules et je me suis pelotonné dans mon coin de canapé et j’ai un peu regardé la télé.

Cette nuit, quand je me suis levé, à 2h45, parce que j’avais chaud, parce que j’avais soif, parce que j’avais envie de faire pipi (peut-être pas forcément tout dans cet ordre-là mais peu importe, hein ?), j’ai bien fugacement repensé au fait que je n’avais rien écrit pour mon blog d’aujourd’hui. Et là, je me suis dit, non, je suis trop endormi pour ça. J’ai l’esprit encore trop embué. Et j’ai surtout envie d’aller me recoucher pour dormir encore au moins trois heures. Sinon, j’allais vraiment être rétamé.

Et là, ce matin, en me levant pour de bon (mais peut-être pas du bon pied, allez savoir), je me suis d’abord dit qu’il faisait trop frais. Attention, je n’ai pas dit qu’il faisait trop froid, non, juste trop frais mais quand il ne fait pas encore jour, ce n’est pas étonnant. Seuls les lève-tôt le savent. J’en connais qui ne le sauront jamais mais j’aurai la délicatesse de ne pas dévoiler leur nom. Et contre toute attente et tout compte fait, j’ai fini par me dire qu’il était trop temps d’écrire quelque chose. Voilà.