Stéphane ? Oui, président ? Tu es sûr que tu vas faire un dîner pour tes amis de Paris, pour le 8 mai ? Pourquoi ? Tu m’avais dit oui, quand je t’en ai parlé au mois de janvier, tu as changé d’avis ?

Chère Myriam, j’espère que tu vas bien ainsi que ton mari, ton fils et tes animaux. Nous, ici, ça va bien aussi donc, tout va pour le mieux. Mais si je t’écris, ce matin, c’est parce qu’il me semble bien que je vous avais invité, Pascal et toi, pour dîner, autour du 8 mai car vous venez assister à une exposition sur Klimt aux Bassins des Lumières, à Bordeaux. Bien sûr que nous sommes ravis de vous avoir à dîner. Le président sera content de faire votre connaissance. D’autant que je lui parle de toi régulièrement. Mais je crains qu’on ne soit obligé de reporter ce dîner car on attend un rendez-vous en urgence aux alentours du 8 mai et on pense que ça tombera justement le même jour que vous. Je suis désolé mais ce n’est que partie remise et on aura bien l’occasion de se réunir une autre fois.

Stéphane ? Oui, président ? Et ton amie Blandine, elle ne devait pas venir pour un déjeuner en terrasse, là, à peu près fin avril début mai ? Ben oui, aussi, pourquoi, tu as changé d’avis là aussi 

Chère Blandine, je suis très content que nous soyons restés en contact, tu es la seule de Mariteam avec qui on se téléphone et quand je vous ai invités avec Stéphane, j’avais réellement envie de vous recevoir pour un déjeuner chez moi. Ça me faisait vraiment plaisir je sais que nous n’avions pas encore fixé de date précise mais là, nous venons d’avoir un impondérable et je sais d’ores et déjà que nous allons être obligés de reporter ce moment que j’espérais pourtant tant. Ça me fend le cœur mais je sais que tu comprendras que c’est vraiment indépendant de notre volonté et que si nous avions pu faire autrement, nous l’aurions évidemment fait. Sois  assurée que ça ne remet pas en cause l’affection que j’ai pour toi et que nous aurons bientôt une nouvelle occasion de nous voir.

Président ? Oui, Stéphane ? Ça y est, j’ai annulé les deux invitations. On est (enfin) libres. On va pouvoir profiter de notre confinement dans une plus grande sérénité et un meilleur bien-être.