Voici une liste d’expressions à bannir de notre vocabulaire (pour ceux qui en ont au moins un minimum) :

Être entre de bonnes mains : hormis si c’est pour un motif médical (soins infirmiers, soins hospitaliers et soins divers en règle générale), comme tout contact manuel est désormais interdit entre les gens (quels que soient leur sexe, leur âge et leur niveau social), il faudrait donc remplacer les mains, sujettes à caution, quand on n’est pas certain de la bonne hygiène de celles et ceux que l’on croise, il faudrait les remplacer par autre chose. Je propose « être dans de bonnes pincettes… »

En revanche, il est plus que conseillé d’user et d’abuser des deux expressions suivantes : s’en laver les mains et remettre en main propre car là, au contraire, on ne saurait même que trop vous l’imposer. Et surtout, pendant que j’y pense, oubliez les jeux de mains car ce sont des jeux de vilains.

Tout craché : hormis si c’est dans des circonstances sanitaires où on ne peut s’en empêcher car tous les crachats ne sont pas faciles à contenir, et donc uniquement si vous êtes malades  avec du reflux de glaires, il est dorénavant interdit, et ce, formellement, de dire de quelqu’un : c’est le portrait craché de son père (ou de sa mère) surtout si de dernier (ou cette dernière) ne peut pas justifier de la présence d’anticorps du Covid 19 dans ses dernières analyses de sang. On oublie les ressemblances.

Tout comme on oublie le fait de dire, à propos d’un plat qu’on aime beaucoup et dont on aurait envie d’en manger même sur la tête d’un pouilleux (ça aussi, il faudrait penser à l’oublier), on ne dit pas j’en salive d’avance, on ne sait pas ce qui se trouve dans votre salive et donc, si c’est dangereux.

Bouche bée : il est d’ores et déjà rigoureusement interdit de rester bouche bée devant quelque chose qui vous stupéfie. De toute façon, normalement, si chacun porte le masque qu’il est censé porter, personne ne peut vous voir béer mais on en voit plein qui n’ont pas encore de protection bucco-nasale et donc, ceux-là, ne doivent absolument plus être sujet à la moindre surprise quelle qu’elle soit. Au pire ou au mieux, on peut en rester baba ou comme deux ronds de flan, c’est tout.

Voilà, c’est la première partie des expressions dont il va falloir apprendre à se passer. C’est vrai que cette grave crise sanitaire nous oblige à réfléchir à comment vivre mieux pour après le confinement.