Mon blog a eu beau se protéger et pratiquer les gestes barrières, je pense qu’il a été contaminé par le coronavirus car depuis hier soir, il a chaud, de la fièvre, il a tendance à tousser. Kof, kof, kof ! Tiens, qu’est-ce que je disais. Et je me demande s’il ne fait pas des apnées du sommeil, la nuit, mon blog. Ou alors, ce sont des difficultés respiratoires liées au virus et je pense que je vais l’ausculter de fond en comble pour m’assurer. Pour m’assurer de quoi ? M’assurer de… Eh bien, kof, kof, kof, kof, eh bien pour savoir s’il est contagieux de lire mon blog ou non. Et aussi pour savoir s’il est dangereux pour moi d’y écrire tous les jours. Ou pas. Je préférerais nettement que ça soit « ou pas » que l’inverse mais dans le cadre d’une épidémie ou d’une pandémie (pain de mie ?), on ne choisit rien.

Déjà, j’ai décidé de lui prendre sa température afin de savoir s’il en a ou pas, mon blog. Et s’il n’en a pas, ça me laisse un peu de répit. S’il en a, je verrai ce que je dois faire (ce que je doigt faire ?) et justement, je vais la lui prendre de façon digitale. Parce qu’on n’a jamais vu un blog se faire prendre sa température de manière frontale ou rectale et comme il n’a pas d’aisselles… Non, le mieux, c’est la prise digitale : en gros et en un mot comme en cent, je vais lui mettre un doigt et si ce dernier en ressort un peu trop chaud, ça signifiera que mes craintes étaient fondées (mais pas fécondées, attention, hein !) et après, je verrai pour lui faire prendre un Dafalgan ou un Doliprane pour faire baisser l’éventuelle fièvre du jeudi matin. Plus tard, dans la journée, je le referai avec un autre doigt.

Si dans les deux prochains relevés de température digitale, les résultats sont en-dessous du seuil critique, kof, kof, kof… Et s’il arrête de tousser, mon blog, alors, je continuerai à venir le remplir chaque jour en écrivant dedans : en lui mettant plein de mots, de phrases et de paragraphes. Si les résultats sont au-dessus et si les médicaments au paracétamol ne suffisent pas à faire tomber la fièvre… Kof, kof, kof, la fièvre et la toux, alors, je prendrai les mesures qui s’imposent. Et je le ferai hospitaliser dans un endroit réservé aux blogs en détresse. Et s’il faut, les spécialistes le mettront en réanimation et moi, pendant ce temps-là, j’attendrai dans un couloir près d’un distributeur de café et je me rongerai les sangs et les ongles. Jusqu’à ce qu’il aille mieux et qu’il s’en sorte, putain, quoi !