En ces heures graves, en ces heures de crise inédite, en ces heures de doutes, moi, Stéphane 1er déclare que dorénavant, nous serons en confinement afin de ne pas être en contact trop proches avec tous ceux qui sont finement cons. Je sais que mes propos sont subjectifs et élitistes mais que voulez-vous, quand on est dictateur, on a le choix des armes. Et moi, j’ai choisi de ne pas aller voter, hier. Pour la seconde fois de ma vie, je n’ai pas rempli mon devoir citoyen en respectant mes devoirs civiques : ne pas aller dans un endroit à risques. La première fois que je n’ai pas voté, j’avais oublié de prévoir une procuration alors que j’étais en vacances à l’étranger, à l’époque où les frontières étaient encore ouvertes et où un passeport français pouvait nous faire ouvrir bon nombre de portes.

J’ai choisi de ne pas aller voter et si ça m’en a coûté, moralement, j’ai préféré jouer la carte de la sécurité. De ma sécurité et de celle de mes proches car si je ne suis plus quelqu’un de sain, je risque de contaminer des gens de mon entourage qui n’ont rien demandé venant de moi. Enfin voilà, quoi. J’ai été un mauvais français d’un côté et en bon citoyen de l’autre. Entre les deux, mon corps a balancé. Il a chanté « poussez, poussez l’escarpolette » et ça n’a pas vraiment fait avancer le Schmilblick. Et quand j’ai entendu Marine Le Pen, hier soir, critiquer le gouvernement et le président pour ensuite, dire que le temps n’était pas à la polémique, je me suis dit que là, on n’était plus dans le finement con mais dans le grassement con et là, le jeu de mots du titre n’avait plus aucune valeur.

Ce n’est pas grave. On sait où va se nicher la méchanceté et la bêtise. Je dis ça, je ne dis rien. En tout cas, moi, Stéphane 1er, dictateur, hier, je me suis couché de bonne heure en me disant que bon, tant pis, une fois n’étant pas coutume, je voterai une prochaine fois. Peut-être pas au second tour s’il a lieu car de toute façon, je pars du principe que si on n’a pas joué la première partie, on ne doit pas jouer à la deuxième. Encore une fois, tant pis : je voterai au troisième tour. Un peu comme la troisième mi-temps au rugby. Non, pas au foot, merci, sans façon. Enfin voilà, quoi, la nuit est passée là-dessus. Nous sommes le 16 mars, dans quelques jours, vendredi prochain, le 20, ce sera le printemps sauf si on apprend, que pour des raisons sanitaires, celui-ci est reporté à l’été prochain.