Avant-hier, je me suis fait agresser par une féministe. Et je peux vous dire que j’ai été d’autant plus surpris que je n’ai rien vu venir. Je passais tranquillement dans la rue, il y avait un graffiti qui dénonçait la récompense faite à Violansky pour son film « Je t’accuse » et j’ai haussé les épaules et là, par derrière (quel courage !), une nana forte comme un mec… Pardon, je retire cette dernière partie de phrase et je reprends : une nana forte comme un turc… Non, une nana, forte comme une enclume (je sais, on avait dit qu’on ne parlait pas du physique !...) m’a donné un coup de batte de base-ball dans les reins et je me suis retrouvé à terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Totalement à bout de souffle. Avec une douleur insoutenable. « Ça t’apprendra, connard ! »

« Mais… Mais… Mais… » « Ta gueule, gros con de vieux mec ! La prochaine fois, tu parleras de la journée des femmes et pas de la journée de la femme. Pigé ? OK ?» « Ou… oui… » « Oui qui, vieux merdeux ? » « Ou… oui, mad… Madame… » Et elle est partie en me filant un coup de pied dans les tibias. Et là, je me suis dit que tant de violence contre la violence, ça n’était plus possible. Ça n’était plus possible. Déjà que Mymy m’avait fait la leçon dès le dimanche 8 mars au soir, non, ça ne pouvait plus durer comme ça. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains en allant dans un cybercafé pour vérifier des infos sur un PC qui ne permettrait pas qu’on puisse remonter jusqu’à moi. Je ne veux plus d’histoires, moi. Je suis courageux mais pas téméraire. Je ne suis pas sans peur ni sans reproche, moi.

Que faut-il dire, alors ? Comment faut-il dire ? Journée internationale des femmes ? Ça fait autant journée de la tartiflette ou de la baguette que si on disait journée internationale de la femme. Parce que là, on peut comparer avec la journée internationale des lépreux ou des intelligences animales. Pas de rapport avec les femmes, soyez rassurées, mesdames. Ou même, la journée internationale des troubles bipolaires ou celle des poissons migrateurs. Toujours pas de rapport avec vous, les meufs ! Tout comme la journée internationale des veuves ou celle des parents au bureau. Là, oui, ponctuellement, il peut y avoir un truc avec vous, les filles. Bref, je pense que chacun peut et doit dire comme il le sent du moment qu’il est d’accord avec le fond. Parce que la forme, hein ?...