J’ai un problème ? Enfin non, je n’en ai pas qu’un mais j’en ai un, en particulier. Et qui me turlupine (sans aucune arrière-pensée salace) plus que de raison et ce, de plus en plus. Je veux dire que cette pensée problématique me taraude de plus en plus avec l’âge qui avance. Pas seulement le mien mais aussi celui de ceux qui me sont proches. De ceux que j’aime. Parce que les autres, pour être franc, sincère et honnête, c’est le cadet de mes soucis. Je sais que ce n’est pas très chrétien, comme attitude mais on ne peut pas demander à la plus belle fille du monde de donner plus que ce qu’elle a. Cette dernière phrase ne veut rien dire car les deux choses n’ont aucun rapport entre elles. Tant pis.

Et mon problème, puisqu’il serait temps que j’en parle, c’est que les gens qui comptent pour moi, ceux que j’aime, à la limite, j’aimerais bien qu’ils meurent tous tout de suite. Enfin, le plus tôt possible. Pour ne pas les voir souffrir un jour. Et en même temps, gros dilemme (vous le sentez mon gros dilemme ?), je n’ai pas envie qu’ils disparaissent de ma vie pour autant. Et là, je suis face à un mur : comment faire pour qu’ils meurent avant que d’être vieux et malades voire grabataires et qu’ils ne partent pas. À moins de leur faire boire un élixir de vie éternelle, je ne vois pas comment résoudre cette quadrature du cercle vicieux. D’autant que je ne sais même pas s’il existe, cet élixir. Et rien que moi, tiens pour prendre un exemple que je connais bien, je ne le boirais même pas, ce breuvage…

Pendant que j’y suis, je vais évoquer le don d’organes et aborder un autre de mes questionnements, de mes paradoxes intellectuels. A priori, je suis contre le fait et l’idée même de donner tout ou partie de mes organes quand je serai mort. Mais je comprends que ça soit très important et pour être sûr qu’on respectera mes dernières volontés, je pense que l’idéal, ce serait que je fasse don de mes organes de mon vivant mais là, ça risque de coincer. Je ne sais pas répondre à cette autre question que je me pose. Bon, donner mon sexe à quelqu’un d’autre, ça je l’ai déjà fait et plus souvent qu’à mon tour mais donner mon foie alors qu’il m’est utile ? Oui, je sais, je pourrais le donner quand je n’en aurai plus besoin. Mais si je leur donne le doigt, ils me prendront la main, alors du coup, j’hésite.