Regarde ta montre, il est déjà huit heures, embrassons-nous tendrement ; un taxi t’emporte, tu t’en vas mon cœur, parmi ces milliers de gens…

Mais alors, si la personne à qui Claude François s’adresse repart en taxi de chez lui, on peut se demander s’il s’agit de sa femme ou de sa maîtresse. Si c’est sa femme, pourquoi prendrait-elle un taxi, un lundi matin, à 8 heures ? Pour aller prendre un train ? Mouais, plutôt l’avion, à la limite. Un déplacement professionnel. Mais ça ne peut pas être pour aller simplement travailler ou alors, une réunion importante à l’autre bout de Paris parce que forcément, ils vivent à Paris, tous les deux, pas à Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly parce que sinon, ça se saurait. Mais on peut aussi supposer qu’il s’agit de sa maîtresse. Elle est venue passer la nuit avec lui pendant que sa femme est absente, probablement partie pour un déplacement professionnel… Et si c’est ça, la chanson prend un tout autre sens… Et ce n’est pas à mettre dans toutes les oreilles.

Toi, tu es à l'autre bout de cette ville, là-bas, comme chaque jour. Les dernières heures sont les plus difficiles, j’ai besoin de ton amour…

Et là, tout d’un coup, un doute m’habite. Parce que si Claude François s’adresse à sa maîtresse, il ne peut pas dire que cette dernière est à l’autre bout de la ville comme chaque jour. Ou alors, cette femme habite vraiment à l’autre bout de Paris et pour eux, c’est particulièrement difficile de penser qu’ils sont aussi éloignés l’un de l’autre. Oui, je suis d’accord mais en même temps (coucou, Président !), il y a des gens en couple ou en relation amoureuse qui vivent à des centaines voire des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Alors, quand tu n’as que Paris à traverser, ce n’est pas si insurmontable que ça. Et d’un coup de métro (quand il n’y a pas grève), tu retrouves vite celui ou celle que tu aimes. Je crois donc que dans cette chanson, l’auteur pêche par manque de précision. J’en arrive à me demander s’il n’a pas la tête ailleurs, le lundi matin.

Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on n'aura jamais, chaque fois c'est pareil, c'est quand on est derrière les carreaux,  quand on travaille que le ciel est beau…