Avant d’aller assister à l’un des pires spectacles de ma vie, avant-hier soir, avec le président, qui a remplacé le patron qui ne pouvait pas venir, finalement, nous avons mangé un morceau dans une pizzeria et pendant que nous dégustions, lui ses pâtes et moi ma pizza (une espèce de monde à l’envers mais que voulez-vous, rien ne reste vraiment jamais à la même place – il y a quelques années, pas tant que ça, c’est le président qui aurait dévoré une pizza et moi qui me serait délecté de quelques pâtes… Des pâtes, des pâtes, oui mais des…) et nous devisions de choses et d’autres et en prévision de mon prochain voyage, non, de mon prochain périple en Allemagne, à la mi-avril, je me suis amusé à tenter de lui faire quelques phrases très simples en allemand.

Si j’ai pu envisager d’aller vivre à Wiesbaden, quand j’étais jeune, cette idée ne s’est pas réellement ancrée en moi car je n’ai jamais appris cette langue sauf dans ma chambre, à Paris, où j’ai tenté de me mettre en tête les bases de la grammaire et de me mettre en bouche un peu de vocabulaire mais je n’ai jamais pratiqué. Quand je vais là-bas, c’est en anglais que nous conversons, que nous échangeons et un peu en français, parfois. Alors, là, avant-hier soir, j’ai demandé au président s’il voulait un café après son dessert, en allemand dans le texte mais dans un texte dit par une vache espagnole, comme il se doit. Et je lui ai demandé si son café est bon et s’il voulait autre chose et s’il avait bien mangé et pas tout et pas tout. Rien de bien folichon, je suis limité.

Et nous avons fini par aborder le plaisir de voyager en Allemagne. Ce qui n’a pas été le cas pour tout le monde, surtout au milieu du vingtième-siècle, tout le monde sait pourquoi, je ne vais pas raconter une histoire lamentable que tout le monde devrait connaître même si je sais que ce n’est pas vraiment le cas. Quoiqu’il en soit, ça ne m’empêche pas de tenter d’avoir de l’humour et de garder mon propre sens de l’humour. Et à propos de ces séjours en Germanie, je n’ai pas trouvé plus drôle que de dire que pour aller passer des vacances dans un camp en Allemagne, quand on ne maîtrise pas la langue, ça demande un minimum de concentration. Je sais que c’est d’un goût douteux mais si je ne l’avais pas faite, celle-ci, je l’aurais refoulée, ce qui ne m’aurait pas été bon.