31 janvier 2020

mais pourquoi toutes ces déclarations d’amour ?

Dis-nous, Stéphane, on a bien compris que tu n’étais pas tombé amoureux de quelqu’un de la CGT puisque c’était un billet d’humour et non pas un billet d’amour mais alors, pourquoi depuis un certain temps, pourquoi tu écris beaucoup de textes courts pour dire je t’aime ? Et à qui donc dis-tu « je t’aime » comme ça, à tour de bras et à tour de paragraphes ? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose dans ta vie dont tu ne nous aurais pas tout dit ? Allez, un peu de franchise, ça ferait du bien. Est-ce qu’il s’est... [Lire la suite]

30 janvier 2020

et si tu n’existais pas…

Et si tu n’existais pas, ma foi, est-ce que j’aurais pu t’inventer ? Oh, je n’ai rien d’un savant dingue, je n’ai rien d’un docteur es création d’être humain et contrairement aux apparences, je n’ai rien d’un Dieu générateur de vie. Oh, j’aurais pu t’inventer dans mes rêves des plus sages aux plus fous et j’aurais collé l’image idéale que je me serais faite de toi dans ma boîte à fantasmes, dans laquelle il y a des reliques de toutes mes précédentes amours (je parle de celles qui ont compté mais pas que…) Et si tu n’avais pas... [Lire la suite]
29 janvier 2020

pas plus longtemps que les œufs durs

Désormais, moi, Stéphane Premier (c’est plus chic que Stéphane 1er), en l’an 1 de ma dictature, je viens de décréter les choses suivantes : désormais et dorénavant, les manifestations systématiques seront interdites entre le 1er mars et le 28 février et donc, pas conséquence, elles ne seront autorisées uniquement les 29 février, journée décrétée « journée nationale de contestation » et donc, chaque événement social devra être annoncé dans les 3 ans, 11 mois et 20 jours (c’est-à-dire jusqu’au 20 février de l’année... [Lire la suite]
28 janvier 2020

le sablier

Pas à pas   Tout ce temps qui passe, inactif Qui n’apporte rien de ce que j’attends Tout ce temps passé, déjà, Ce temps qui s’apprête à passer, Avec tout ce lot d’événements Tombant de l’autre côté, Événements qui n’en sont pas, L’ennui, Je t’aime, Mais je t’ai probablement inventé.   Grain à grain   Si jamais j’acquiers la certitude que je ne pourrai jamais t’embrasser, Je vais vieillir et devenir vieux Très vieux, à petit feu.   Goutte à goutte   Cette attente passive est insupportable, ... [Lire la suite]
27 janvier 2020

c’est dommage de tout réduire

J’ai remarqué qu’on réduisait souvent, pour ne pas dire toujours, les chanteurs à un seul titre, phare de leur répertoire et qu’on en oubliait facilement et systématiquement les autres. Un peu comme les non-célèbres faces B des anciens 45 tours qui ne présentaient peut-être pas des tubes mais qui proposaient parfois des chansons bien plus intéressantes que les faces A ? Ma phrase est longue et un peu alambiquée, je suis un peu fatigué depuis hier et je pense que je suis un peu diminué, aussi. On va faire avec car de toute façon,... [Lire la suite]
26 janvier 2020

mourir pour autre chose que des idées

Il paraît, attention, je parle sans avoir vérifié mes sources, je dis bien : il paraît ; il paraît, donc, qu’on a un risque sur 6 de mourir d’une crise cardiaque mais qu’on a zéro risque de mourir d’une cerise cardiaque car les cerises cardiaques n’existent pas. Mais il n’y a qu’un risque sur 28 de mourir d’un accident vasculaire cérébral. En revanche, zéro risque de mourir d’un infractus, contrairement à ce que certains prétendent car l’infractus n’existe pas, à la différence de l’infarctus. Soyons précis, SVP. La deuxième... [Lire la suite]

25 janvier 2020

courrier des admiratrices

Une deuxième fois n’étant pas coutume, je vais réagir au nombreux courrier de mes (nombreuses ?) admiratrices. Et on ne va pas perdre de temps dans des détails inutiles et superflus en commençant par Mymy qui m’a écrit pour me demander comment je cuisinais mes rognons. Je pense que c’est rognons qu’elle a gribouillé dans son mail mais comme je ne vois pas de quoi d’autre il peut être question, on va valider « rognons », purement et simplement. Alors, chère Mymy, sachez que je ne travaille pas le rognon, ni au singulier,... [Lire la suite]
24 janvier 2020

on ne savait plus s’il faisait jour ou déjà nuit

Hier, en fin d’après-midi, il y a eu un moment où on ne savait plus s’il faisait jour ou s’il commençait déjà à faire nuit. Comme si les deux hésitaient à prendre la place, à s’installer, à partir ou à rester. À se décider. Le jour se demandant s’il ne pourrait pas en profiter encore un peu tant que la nuit ne serait pas prête à trouver un bon endroit pour y passer la sienne. Et la nuit, hésitant à venir passer du temps ici, sous un ciel déjà bien trop gris, bien trop lourd, à subir toute cette humidité environnante. Franchement, pour... [Lire la suite]
23 janvier 2020

obligé de m’expliquer, encore une fois

C’est pendant que j’étais en train de faire cuire des crêpes, chez le patron, que ma mère m’a appelé, hier. Je n’avais pas imaginé un seul instant qu’elle ait pu être surprise de la parution de mon billet d’hier, des confidences que je lui avais faites au vu et au su de tout le monde. Et encore une fois, j’avoue que je me suis pris à mon propre piège, en tentant simplement de faire de l’humour (sur moi, ça a parfaitement bien marché, c’est déjà ça !) mais je n’ai pas pensé un seul instant que ma mère aurait pu croire que j’avais... [Lire la suite]
22 janvier 2020

avouer des choses un peu honteuses

Parfois, quand on a des choses à avouer à des gens très proches, comme son meilleur ami ou sa mère, comme c’est mon cas, aujourd’hui, la façon la plus simple, toujours pour moi, c’est de le faire par écrit. Parce que j’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Parce que, sous le coup d’une émotion, je peux bafouiller, quand je parle. Parce que je rougis facilement. Parce que je peux perdre mes mots face à quelqu’un qui va me regarder et qui va peut-être me juger. Et là, comme j’ai quelque chose à lui annoncer, à ma mère,... [Lire la suite]