Dis-nous, Stéphane, on a bien compris que tu n’étais pas tombé amoureux de quelqu’un de la CGT puisque c’était un billet d’humour et non pas un billet d’amour mais alors, pourquoi depuis un certain temps, pourquoi tu écris beaucoup de textes courts pour dire je t’aime ? Et à qui donc dis-tu « je t’aime » comme ça, à tour de bras et à tour de paragraphes ? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose dans ta vie dont tu ne nous aurais pas tout dit ? Allez, un peu de franchise, ça ferait du bien.

Est-ce qu’il s’est passé quelque chose dans ma vie dont je n’aurais pas tout dit ? Quand on sait que 100% de ce que j’écris dans mon blog est vrai, je ne vois pas ce que j’aurais pu omettre. Non, je le reconnais, ce que je viens juste de dire n’a pas de lien de cause à effet. Et non, il ne s’est rien passé dans ma vie. Jusqu’à maintenant. Enfin, rien jusqu’à maintenant, ce n’est pas tout à fait juste parce qu’il s’est passé des choses dans ma vie. Dans ma vraie vie et dans mes vies inventées.

Comment ça, dans ma vraie vie et dans mes vies inventées ? Parce que j’ai toujours vécu plusieurs vies en même temps, moins maintenant mais beaucoup, quand j’étais plus jeune. Parce que ma vie seule ne me suffisait pas. Parce qu’il me manquait l’essentiel et j’ai compensé par l’écriture : poèmes, dialogues, petits récits dont certains érotiques. La différence avec aujourd’hui, c’est que désormais, j’ai un peu d’expérience. J’ai du vécu. Et que je n’ai plus besoin de rêver autant qu’autrefois.

Aujourd’hui, je suis plus dans l’exercice de style avec certaines contraintes et ce que je publie ici n’est qu’une partie de ce que je raconte. La partie émergée de l’iceberg. Le reste, pour l’instant, ça n’est pas encore assez abouti à mon sens et j’ai encore tant de choses à dire surtout depuis que j’ai rencontré le temps : oui, j’ai rencontré le temps et il m’a donné de lui pour que je puisse faire ce que j’ai toujours eu envie de faire : écrire beaucoup. Alors, pour être crédible, il me faut vérifier…

Pour être crédible, il me faut vérifier, oui mais pour sortir de la crédibilité, il me faut aussi inventer, imaginer, ajouter… Et c’est ça dont je me sers le plus. Je me sers d’un amour sublime et sublimé. Un amour comme j’en ai toujours rêvé.  Voilà pourquoi je publie parfois des textes un peu plus personnels. Une façon de me dire que je peux dire je t’aime à quelqu’un. Une façon de croire que je peux aimer à la folie encore aujourd’hui. Et à force d’y croire, je me rends bien compte que…