Il y une poignée de syndicalistes (une poignée seulement, en comparaison au nombre total d’habitants en France) qui a décidé de bloquer le pays au nom d’une espèce de solidarité soit disant humaniste (humanitaire ?) en nous faisant croire qu’elle agissait au nom de tous les français (travailleurs ou non ?) et moi, ça me hérisse le poil. Quand je vois et quand j’entends ça, ça me donne envie de voter à droite, ce que je n’ai fait qu’une fois dans ma vie, le 5 mai 2002, deux semaines après le 21 avril, sinistre date s’il en est pour bon nombre d’entre nous même si ce bon nombre a tendance à devenir une peau de chagrin avec le temps, les années qui passent et les errances d’un électorat plus capable de suivre les réseaux asociaux qu’autre chose.

Hier, j’ai acheté le dernier numéro de l’hebdomadaire Le Point, chose que je ne fais jamais ou alors, il faut que la une en soit exceptionnelle. Et justement, hier, elle l’était. Avec une petite photo d’un Philippe Martinez pas vraiment à son avantage (l’a-t-il jamais été ?) et un titre bien plus gros que sa gueule moustachue : « Comment la CGT mine la France » sans point d’interrogation car ce n’est pas une question mais bel et bien un constat avec un article assez conséquent. Enfin, j’ai trouvé un média qui est capable de dire certaines choses qu’on n’entend jamais dans les télévisions ou les radios et surtout pas dans les chaînes d’infos, que j’évite malgré tout de regarder pour ne pas avoir à subir des nouvelles ultra partisanes, sans aucun recul et n’ayant pour objectif que de faire le buzz.

Pourquoi être moi-même aussi intransigeant que ce syndicons (mot-valise reliant syndiqués et cons) ? Parce que ma voix ne portera jamais aussi loin et ne fera jamais autant de dégâts que celle de ces gens-là qui sont dans la doctrine du non, dans le besoin de rester campés sur leurs avantages et qui ont des visions si étriquées du monde qu’ils ne savent même plus qu’il y en a un autour d’eux. Dans ce numéro du Point, il y a un excellent éditorial de Franz-Olivier Giesbert qui m’a beaucoup étonné par sa virulence mais surtout par sa clairvoyance. Je suppose que son papier va lui attirer des menaces et que les syndicons vont crier au complot. Maintenant, même moi, si par hasard, l’un d’eux savait lire et voulait me maudire, ma foi, au lieu d’avoir peur, j’en serais plutôt fier.