Je crois que j’ai un certain talent : celui de raconter n’importe quoi et de faire croire que c’est vrai. Hélas pour Mymy, dans mon billet d’hier, il y avait plus de faux que de vrai. Je n’ai pas vu 4 films en une après-midi. Je n’ai pas vu un film à côté de Catherine Deneuve mais j’ai bien pensé à lui faire du pied et je suis (malheureusement pour elle) plus jeune qu’elle. J’ai bien vu le film dans lequel elle partage l’affiche avec Juliette Binoche mais c’était il y a une huitaine de jours. Et Binoche joue bien toujours juste. Quant au film qui se passe dans un phare, je l’ai vu également, mais il y a deux ou trois semaines de cela. Et je n’étais pas seul dans la salle obscure puisque j’y suis allé avec Stéphane. Ah bon, je m’accompagne moi-même au cinéma ? Oui, comme ça, je peux partager mon ressenti, à la fin.

La mairie de Bordeaux n’avait rien organisé du tout. Mais j’ai quand même gagné à cette compétition. Il n’y a rien de plus amusant que de gagner à un jeu qui n’existe pas et en plus, de terminer premier car moi, je suis un bon perdant à la seule condition, quand je gagne, que je sois sur la plus haute marche de tous les podiums, sinon, ça ne vaut pas la peine. Sinon, ça ne vaut pas. Et souffler n’est pas jouer. Et tricher non plus. Comme j’aime bien les jeux pour lesquels je gagne tout le temps, je n’ai pas besoin de tricher. Il me suffit juste d’en définir, non, d’en inventer les règles et ensuite, vogue la galère pour les autres. Après tout, les autres, ils n’ont qu’à aimer perdre s’ils veulent s’amuser avec moi. Moi, qu’ils perdent, je m’en fous un peu tant que je gagne. Et que je suis premier.

Et pour terminer ce billet comme il se doit : j’ai quand même vu deux films, avant-hier après-midi. Un sans moi et un avec moi. J’ai bien fait la connaissance des filles du docteur March qui étaient peut-être quatre à l’origine mais comme l’une d’elles meurt en cours de film, elles ne sont plus que trois, à la fin. Pardon ? Je n’ai rien dévoilé du tout, ce n’était un secret pour personne car à part moi, qui n’avait jamais lu le livre ou jamais vu le film ? Et j’ai également vu L’art du mensonge car ce film était fait pour moi. C’est pour ça que j’y suis allé seul, à celui-ci. Je n’avais pas besoin de m’accompagner pour apprendre à mentir. Même si j’ai pris une belle leçon, hier. Parce que là, je pense que je n’étais pas encore prêt pour monter sur la plus haute marche. Mais j’y travaille, j’y travaille, n’ayez crainte. J’y arriverai.