Hier, fin d’après-midi, début de soirée : zut, j’ai faim et même s’il est déjà 17h15, je peux encore faire quatre heures. D’autant que j’ai encore fait plus de vingt-mille pas, dans ma journée. Alors, on peut comprendre que j’ai envie de grignoter voire plus, dans l’après-midi. Encore d’autant plus qu’hier matin, comme j’avais mal à la tête, je n’avais pas très faim et donc, je n’ai pratiquement rien mangé et, comme je suis rentré de tout ce que j’avais à faire en ville à midi et demi, je me suis dépêché de faire réchauffer le plat que j’avais préparé, je l’ai assez rapidement avalé car j’avais une séance de cinéma à 13h30 et je suis parti de la maison à 13h10, juste le temps de courir plus vite que le tram, dans le tram, pour arriver pendant les pubs et les bandes annonces. Et pendant le film, à un moment, le personnage principal mangeait des œufs au plat… Hmmm ! Miam miam miam !...

Et après la séance, pendant laquelle je me suis beaucoup, beaucoup ennuyé (et moi, quand je m’ennuie, j’ai faim)((à part la scène des œufs au plat, bien sûr), j’ai encore fait quelques trucs en ville avant de revenir chez moi. Alors, excusez-moi du peu, mais j’avais quand même un peu le droit de me faire un petit casse-croûte. En général, je suis plus un bec salé qu’un bec sucré et donc, j’ai toujours quelque chose que je peux mettre dans un bout de pain : du fromage, du fromage ou du fromage. Plus rarement, du jambon ou des rillettes de poulet. Mais là, je n’avais pas spécialement envie de fromage ni de fromage, alors, j’ai mangé du foie gras. Comme ça. À 17h20, un jour qui n’était pas un jour de fête mais plutôt un lendemain de fête. Je me suis dit que décidément, je ne pouvais pas être gilet jaune ni casseur réuni car eux, ils ne mangent pas du foie gras au goûter.

Et ça m’a fait penser que j’aurais pu ouvrir une petite boîte de caviar, il doit m’en rester une de dix grammes mais bon, comme nous devions déjà avoir des œufs durs au dîner, je n’allais pas en plus manger des œufs pour le quatre heures, fussent-ils d’esturgeon. Alors, j’ai de nouveau regardé le foie gras droit dans les yeux mais il m’a tellement fixé fort que c’est moi qui ai baissé les miens le premier et je me suis dit que non, je n’allais pas abuser, quand même. Je n’en ai mangé que trois morceaux sur autant petits toasts briochés qui me restaient. Et comme je n’avais encore un peu faim, j’ai de nouveau fureté dans mon réfrigérateur. Et là, je me suis interdit d’ouvrir le paquet de saumon fumé. Parce que j’aurais été capable de le manger en une seule fois. Alors, j’ai mangé un œuf dur. Et juste après du foie gras, je peux vous dire que ça tient au corps. Pour le dîner, je n’avais plus très faim.