Après deux ou trois billets particulièrement pesants car vraiment trop sérieux (qui me ressemblent ?), aujourd’hui, je vais vous proposer un peu de légèreté, nous allons voir ensemble les Règles de Civilité et de comportement décent en société et dans la conversation du grand George Washington qui, je vous le rappelle, n’est qu’un homonyme de celui qui fut le premier président des États-Unis de 1789 à 1797, parce que la place en France était déjà prise avec la Révolution.

Pardon ? C’est le même qui a écrit ces Règles de Civilité et de comportement décent en société et dans la conversation ? C’est le même George Washington ? Et au lieu d’écrire Règles de Civilité et de comportement décent en société et dans la conversation, je peux le mettre en abrégé : RCCDSC ? Non ? Bon, d’accord. Tant pis pour moi. Mais tant pour vous aussi puisque c’est vous qui lisez des phrases avec autant de répétitions alors que moi, quelque part, finalement, ça m’arrange un peu.

Revenons à l’objet de mon nouveau cours magistral avec la règle numéro 2 (j’ai sauté la première car elle ne m’a rien inspiré de drôle !) : « En société, ne portez les mains vers aucune partie de votre corps qu’il n’est pas d’usage de découvrir. » Bon, si on comprend ce que ça veut dire, ça ne précise pourtant pas si on peut le faire à autrui, mettre une de ses mains dans un endroit non découvert par son voisin ou sa voisine. Et les trous de nez des autres, on peut ? Non, ce n’est pas si clair que ça…

Règle numéro 16 (oui, j’en ai sauté plein d’un coup !) : « N’enflez pas vos joues, ne laissez pas pendre votre langue, ne vous frottez pas les mains ni la barbe, ne gonflez pas vos lèvres ni ne les mordillez, ne gardez pas les lèvres trop serrées ni trop béantes. » En gros, ça veut dire que toutes les dames qui se sont fait refaire quelque chose ne peuvent alors plus être reçues dans le monde, si j’ai bien compris ? Et franchement, moi, je me la caresse souvent la barbe, je suis donc quelqu’un de mal élevé ?

Règle numéro 71 (pfou, toutes celles que j’ai sautées, hein ?) : « Ne regardez pas avec insistance les tares ou les disgrâces d’autrui, et ne demandez pas d’où elles viennent. Ce dont vous pourriez parler en secret avec vos amis, n’en faites pas état devant les autres. » Dis, Tata Claudette, tu as des gros genoux, toi, je trouve ! Ça, c’est typiquement le genre de choses que je m’abstiendrai de dire, dorénavant. Tout comme pour le poireau sur le menton de la dame du troisième étage. Tant pis.