Hier, c’était mon anniversaire. Oh, pas vraiment une surprise, en tout cas pour moi mais pour celles qui ont cru que c’était le 11 alors que pas du tout puisque ce n’était pas le cas. Ou alors, si c’était le cas, c’était le cas fouillage. Je m’en fous d’avoir subi une peine de travaux d’intérêt général parce que je dis tout et n’importe quoi dans ce blog, parce que j’induis tout le monde en erreur et parce que je me moque du monde. Balayés tous les indices précédents, à partir de cette année, je suis né le 15 décembre. Ça ne changera rien dans mon numéro de Sécurité Sociale mais ça peut changer quelque chose pour ma retraite officielle ? Ben non puisque de toute façon, on ne parle que de quatre jours, une goutte d’eau dans l’océan de ma vie. Et de la vie de tout un chacun.

Et comme c’était mon anniversaire, hier (tiens, ça rime !), j’en ai profité pour me faire plaisir. Je suis allé au marché des Capucins à 7h45, l’heure des moins braves (celle des braves est plus matinale, j’en sais quelque chose !...) et là, je me suis retrouvé dans un univers incroyable, que j’avais un peu oublié : l’ambiance des marchés, au petit matin. Avec des poissonniers, des boulangers, des primeurs fruits et légumes, des traiteurs, des charcutiers, des bouchers et un raton laveur. Et une atmosphère festive à dix jours de Noël, festive mais sans ostentation. Un peu comme si tous ceux qui étaient là faisaient partie d’un même club, celui des amateurs des courses de bonne heure. Quand le gros de la foule n’est pas encore là et qu’on n’a donc pas besoin de faire la queue.

Et je suis allé chez un semi-grossiste en produits à base de canards, principalement et là, devinez quoi ? J’ai acheté un foie gras cru et comme je m’étais offert une terrine, la veille, je m’étais dit que j’allais me lancer puisqu’on dit que c’est très simple, à la portée du premier imbécile venu et comme les choses sont bien faites, j’ai été le premier imbécile venu : j’ai préparé ma première terrine de foie gras de canard maison. Oh bien sûr, qu’on ne me reproche pas d’avoir cautionné ceux qui gavent ces adorables palmipèdes que j’aime autant vivants que dans mon assiette, parce que ce serait me faire un mauvais procès : c’était mon anniversaire, j’avais bien le droit de me faire un cadeau, non ? Parce que si j’ai fait un acte répréhensible, qu’on vienne me le dire en face.