Un commentaire qui sent bon les pommes de pin et les branches de sapin et les bûches de Noël tout en fleurant bon la lavande. Toujours des mails et des commentaires cherchant à me faire plaisir en me souhaitant un bon anniversaire, pour avant-hier, hier et aujourd’hui. Bien sûr que ça me touche, bien sûr que ça me fait rougir de confusion et bien sûr que ça me flatte mais franchement, toute cette énergie dépensée pour un non-événement, le jeu en valait-il la chandelle ?

Si j’ai bien compris, Jany me rappelle une histoire qui date d’un certain temps au sujet de composition de bois qui avait été imaginée pour le fils d’une collègue, une Virginie que Mymy a retrouvée comme témoin assisté pour asseoir son verdict : je serais né le 11 décembre. Peut-être que Mymy (qu’on pourrait appeler Mamy alors que moi non) a raison, peut-être pas, j’ai la gueule de bois, ce matin et je n’ai pas envie de parler de date d’anniversaire.

Non pas que j’aie spécialement fait la fête hier soir, la macédoine en boîte avec trois demi-œufs mayonnaise par personne ne m’a pas enivré comme aurait pu le faire une bonne bouteille de champagne mais j’ai eu le casque à boulons toute la journée d’hier. Un peu comme si on avait refusé de me faire une péridurale pour cette journée qui aurait dû être ordinaire et qui ne l’a pas été tant que ça : une grosse prise de bec avec une conductrice de tram dès le matin…

Cette vieille aigrie m’a littéralement fait sortir de mes gonds avec son attitude inadmissible quand elle a pris sa fonction, elle n’a eu de cesse de tout critiquer pendant les trois stations avant que je descende de sa rame car je l’entendais à travers la paroi de sa cabine et ça me stressait. Déjà que j’avais la migraine… Et après, alors que nous sortions de chez le patron, avec ce dernier, une camionnette a accéléré dans la petite rue et j’ai cru qu’elle allait nous écraser…

Peut-être une des peurs de ma vie. Et le mec, au volant, il rigolait. Ça l’a amusé de nous faire peur. Et il n’a pas pensé une seconde que ses freins auraient pu lâcher. Et à cette heure-ci, tout aplati et mort que j’aurais alors été, j’aurais sans doute été incapable d’écrire quoique ce soit dans ce blog. Alors, autant en finir, parce que le pire pourrait m’arriver avant que la vérité n’éclate au grand-jour : oui, c’était hier, le jour J. Bravo à l’acharnée Mymy et à la futée Jany.

P.S. rendez-vous l’année prochaine pour recommencer à jouer à chercher ma date d’anniversaire !