Rien n’échappe à l’œil de louve-cervière de Mymy. Hier matin, elle a lu mon billet quotidien (Notre père Stéphane, donne nous aujourd’hui notre billet quotidien et pardonne-toi tes offenses…) et elle relevé la seule anomalie qui n’aurait pas dû exister. Et quand je parle d’anomalie, je ne parle pas de moi, évidemment, je suis exigeant avec moi mais pas au point d’être si méprisant, il y a des limites à ne pas franchir, sinon, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres aux volets clos.

Parce que, une fois n’est pas coutume, je m’étais relu très attentivement et j’avais trouvé que répéter deux fois le mot vélo dans la même phrase (paragraphe 2), une fois au singulier et une fois au pluriel, ça n’était pas digne des rares lecteurs qui me suivent. En effet, je veux bien être le roi de la répétition mais quand cette dernière est voulue, pour faire un effet de style, pas quand elle est involontaire et qu’elle alourdit mon propos. Et ma pensée. Et mon texte. Et ma prose. Alouette…

Alors, in extremis, j’ai remplacé le premier « vélo » par « bicyclette » mais j’avais oublié de reprendre et d’adapter le reste de la phrase en conséquence de ce changement de mot mais aussi de genre. Et Mymy m’a demandé si c’est mon vélo qui avait disparu ou le local « poussettes » et je la comprends. Tout d’un coup, ce que j’ai cru bien concevoir n’a pas été clairement énoncé (clin d’œil à Nicolas Boileau, un poète – entre autres – d’une sobriété exemplaire) et ça m’a créé un coup de chaud.

Oui, un bon coup de chaud de derrière les fagots. Limite un coup de torride. Parce que je n’aime pas être pris en faute, ce qui est totalement normal, quand on me connaît et qu’on sait que j’aime être le meilleur, être le premier. Et être tout seul sur le podium. Sans aucune concurrence. Alors, suite au commentaire justifié de Mymy, j’ai fait le mort, je ne lui ai pas directement répondu et j’ai réfléchi comment faire : après avoir modifié mon erreur, j’ai décidé de faire ce billet mea culpa.

J’espère que dorénavant, les choses sont claires pour tout le monde. J’espère que je serai pardonné à la hauteur de ce que je pense mériter. Et ainsi sois-je. Maintenant que c’est chose faite, que j’ai reconnu mes torts, je pense que je vais pouvoir commencer à me sentir un peu mieux. Jusqu’à preuve du contraire. Et tout ce que je viens d’écrire, ça m’a permis de ne pas trop penser que tout à l’heure, je saurai peut-être (ou pas) si aujourd’hui sera le premier jour d’un reste de ma vie.