Quand le cafard tourne en rond dans ta tête, viens dans ma ville, viens dans ma rue ; quand les amis, les amours font la tête, viens dans ma ville, viens dans ma rue…

Avec le président, nous avons déménagé il y a trois ans et demi. Comme le temps passe ! Trois ans et demi qu’est dans un quartier en devenir, comme on dit. Un quartier en pleine mutation. Un quartier qu’il nous a fallu apprivoiser. Dans un appartement « contemporain » (l’immeuble a cinq ans) que nous avons meublé également de façon nettement plus moderne qu’avant, à l’époque où nous habitions dans l’hyper-centre et nous n’étions pas vraiment dans quelque chose d’épuré (jambon ?) et voilà, nous y sommes bien, là, chez nous, je pense qu’on peut le dire, nous nous y sentons bien.

Quand ça va mal quand ton cœur fait naufrage, viens dans ma ville, viens dans ma rue ; qui sait peut-être un jour tu trouveras dans ma rue, un amour fait pour toi…

Là où nous habitons, nous avons non seulement un local « poubelles », où je n’ai encore jamais invité personne. Non, même des gens que j’aime moins que d’autres, mais aussi un local « poussettes », où, pendant un temps, j’ai mis ma bicyclette jusqu’à ce qu’elle disparaisse et un local « vélos », aménagé depuis moins d’un an et là, c’est bien, c’est grand, c’est pratique. Il faut un « passe » pour y pénétrer et son seul défaut, c’est l’interstice qui se trouve entre le côté droit de la porte de droite (fixe) et le mur (quand on est dedans) car on peut nous voir de la rue si on cherche à nous voir.

Ça fait longtemps qu'elle attend que tu viennes, viens dans ma ville, viens dans ma rue ; ça fait des jours longs comme des semaines, viens dans ma ville, viens dans ma rue…

Et sinon, l’immeuble donne sur une rue qui n’existait pas, il y a encore six mois de cela. Elle a été créée cet été et terminée cet automne. Et moi, c’est hier que je l’ai prise en voiture pour la première fois. Ça fait trois ans et demi que j’habite là et je n’avais encore jamais conduit devant chez moi. Ça m’a fait bizarre mais pas longtemps, ça n’a été extraordinaire que deux ou trois secondes. Donc, finalement, ça n’a pas un grand intérêt, en soi. Y avait-il matière à écrire un billet sur un sujet aussi maigre ? La question mérite d’être posée. Et je vous remercie de l’avoir fait. Mais quand même…

Danse avec moi puisque c'est toi que j'aime, viens dans ma ville, viens dans ma rue ; et je suis sûre qu'en dansant tu verras que cette fille qui t'aime, c'est bien moi, c’est bien moi…