Tout le monde se souvient du nombre de fois où François Hollande a été dénigré pendant son septennat. Je pense même que c’était la première fois qu’on manquait autant de respect à la fonction présidentielle. Et on appelait ça le Hollande bashing, traduction anglais du mot dénigrement, justement (deux mots qui finissent par « ment », en suivant, tiens, quelle surprise que cette consonance allitérative !...) Et le « bashing », comme on dit, dorénavant, ça marche pour tout.

On parle de France bashing quand on critique systématiquement notre pays (que ce soient les autres ou nous-mêmes) et franchement, je me demande si cette nouvelle mode n’a pas pris de l’ampleur surtout depuis que les réseaux asociaux existent. Avant eux, c’était surtout réservé aux gens qui avaient les moyens de dénigrer, ceux des médias et de la communication. Les autres ? Les autres, quand ils le pouvaient, ils se contentaient de faire des photocopies. Oui, quand ils le pouvaient.

Depuis deux ans, nous sommes dans le Macron bashing (et même le Brigitte bashing, parfois – ce qui est encore plus con) et ma foi, il faut faire avec. Bientôt, il suffira à un président de la république d’éternuer pendant un conseil des ministres pour qu’il soit filmé à son insu, que la vidéo soit envoyée sur les réseaux asociaux et aux journaleux réunis pour que tout le monde crie au scandale : « Un président ne doit pas éternuer pendant un conseil des ministres ! Démission ! Démission !

Il n’y a pas que dans les milieux politiques qu’il y a des victimes systématiques du bashing, ça peut aussi exister dans les domaines artistiques. J’en veux pour preuve : Gérard Depardieu, Raymond Domenech ou Nabilla (je crois que c’est la première fois que je la cite dans ce blog, elle !) Et le problème, c’est cette espèce de haro sur le baudet parfois très méchant pour ne pas dire cruel. Et peu importe ce que moi, je pense de tous ces gens. Là, j’essaie d’être le plus neutre possible.

Et pourtant, là, je viens de faire un gros bashing. À mon esprit défendant. Parce qu’il fallait que ça soit fait. Parce que quand c’est l’heure, c’est l’heure et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Ah bon, Stéphane, tu as dénigré ton salon de jardin ? Pardon ? Dénigrer mon salon de jardin ? Mais vous n’y êtes pas du tout, mon cher, je viens de le mettre sous bâche en prévision de l’hiver. Alors, oui, c’est ce que j’appelle du « salon de jardin bâching » mais pas du « salon de jardin bashing ! » CQFD.