Puisque c’est comme ça, je viens de décider qu’il n’y aura pas d’anniversaire pour mes 60 ans. Na !

Après tout, je ne vois pas pourquoi je vais me casser la tête à tenter d’établir une liste pour inviter 60 personnes alors que je n’arrive pas à en trouver autant qui me feraient plaisir d’être là. Enfin si, mais dans le lot, il y a ceux qui me feraient totalement plaisir, d’autres, qui me feraient plaisir et d’autres, ça pourrait me plaire qu’elles viennent pour me serrer la main voire me faire la bise, me remettre mon cadeau (il y a une boîte avec une fente pour y déposer vos dons en espèces ou en chèque) et partir sur la pointe des pieds avec toute la délicatesse que je suis en droit d’attendre : celle de ne pas me rendre compte qu’elles sont parties après être venus, mais je ne me souviens pas qu’elles sont venues… On oublie vite les gens qui ne nous importent pas tant que ça.

Puisque c’est ainsi, j’ai décidé que le jour de mon anniversaire serait un jour comme les autres. Na !

D’ailleurs, je préviens tout le monde que vu la difficulté à trouver une salle (alors que j’aurais préféré une propre, évidemment) qui ne soit pas à un prix exorbitant et au fait qu’il est hors de question qu’on m’organise une fête surprise, je préviens tout le monde, donc, que je ne serai plus disponible aucun samedi à partir du 23 novembre et jusqu’au 4 janvier. Parce que c’est inutile de me souhaiter bon anniversaire à l’avance, ça pourrait me porter malheur et début janvier, comme on aura changé d’année, ça ne sera plus d’actualité. Qu’on se le tienne pour dit, tous mes samedis sont pris. J’ai la fin de la saison de Danse avec les Stars à suivre de près, dans l’immédiat, l’élection de Miss France, le Téléthon, Noël, le Nouvel An… Largement de quoi m’occuper.

Puisque c’est ainsi, le jour J, moi seul saurai ce qui pourrait se passer, je ne dirai rien à personne. Na !

Et puis, pendant qu’on y est, si ça se trouve, les gilets jaunes et casseurs réunis vont peut-être recommencer leurs manifestations. Et vous croyez que je pourrais avoir le cœur à faire la fête pendant qu’ils vont nous gâcher nos fins de semaine ? Ah ces deux-là, Gilles et John, finalement, je peux vous le dire, j’ai failli bien vous aimer mais vous ne me manquez absolument pas. Donc, pas de samedi possible pour moi. Et comme il est impensable de fêter mon anniversaire un dimanche (jour du saigneur oblige – l’orthographe de saigneur est volontaire, je rassure ceux qui ont pu avoir un doute) et encore moins un jour de semaine, dont acte, maintenant, c’est voté à l’unanimité, si je dois fêter mon anniversaire, je veux bien fêter mes 70 ans. Dans dix ans, maintenant.

Puisque c’est ainsi, ça nous laisse vachement de temps pour nous préparer. Et toc ! Na !