Et si, au lieu de faire une grosse fête, on ne faisait qu’une demi-fête, à l’occasion de mes soixante ans, en décembre prochain, ça pourrait aller ? Moi, je pense que oui (je pense qu’oui ?) parce que comme ça n’a pas l’air possible d’organiser la soirée de mes rêv… non, la soirée des rêves des autres, je trouve que c’est une bonne solution de taper dans la demi-mesure car, comme tout le monde le sait, in medio, stat virtus alors qu’aux extrémités, c’est toujours un peu le bordel, pour parler poliment. Oui, je sais, cette dernière phrase n’a un rapport que lointain avec le sujet du jour mais si je ne l’avais pas écrite, je l’aurais refoulée et j’aurais passé une mauvaise journée. Maintenant, ça va mieux même si ce n’est pas encore tout à fait ça, mais ça va mieux quand même, c’est ça l’essentiel. Quoique… Quoique… Je me demande si je n’en ai pas encore sur l’estomac, des choses à dire…

Donc, si je ne faisais qu’une demi-fête (mais pas une dé-fête, attention, hein !), il faudra voir comment je fais pour n’inviter que le minimum de personnes. Par exemple, puisqu’il me faudrait tailler dans le gras (pardon pour mes proches), je vais devoir choisir entre ma mère et  mon père et là, les complications commencent car comment voulez-vous que je choisisse l’un(e) sans l’autre ? Non, eux, je vais les inviter tous les deux, sinon rien. Pour mes deux frères, à supposer qu’ils soient seuls pour venir arroser mon anniversaire (alors qu’ils ne boivent pas d’alcool, ni l’un, ni l’autre – hormis du cidre et encore, en petite quantité…), je vais devoir choisir entre le grand et le petit, celui de 61 ans et celui de 43 ans. Le plus âgé, ça peut être sympa pour la sono mais le plus jeune, il serait plus capable de déconner. Bon, alors, je ne peux pas en inviter qu’un seul, je vais garder les deux.

Maintenant, côté famille, il reste trois cousines et franchement, si je ne faisais qu’une demi-fête, je ne pourrais en inviter d’une et demi, pas plus. Et là, ça va devenir très problématique car comment faire pour n’en avoir qu’une et la moitié d’une ? Ou alors, je n’invite personne de la famille en dehors de mes parents et de mes frères. Comme ça, je ne peux m’occuper désormais que de mes amis, mes proches amis car les moins intimes, on va définitivement ne plus penser à eux, pour cette affaire. Qui me reste-t-il ? Bon, le patron, oui. Et les deux chiens. Surtout Kali puisque c’est ma préférée. Pardon, Shuka… Et puis c’est tout. Finalement, combien sommes-nous : le président, le patron, mes parents, mes deux frères, Kali et moi. Ça fait huit personnes. Pour une demi-fête. Et pour une fête entière, nous aurions donc été 16 ? Ça prouve bien que je n’ai jamais vraiment eu de grandes ambitions.