Franchement ? Hier après-midi, je suis resté cloîtré chez moi, je n’ose pas dire reclus car ça on pourrait alors m’assimiler à Patrick Balkany dans sa cellule et il y a des comparaisons que je ne suis pas encore prêt à entendre en ce qui me concerne. Je suis donc resté enfermé chez moi car j’avais déjà fait pas mal de choses toute la matinée et j’avais envie de me poser un peu. Me poser et me reposer. Envie de poser mes valises. Envie de dire «pouce ! » et de faire une pause et me pauser et me repauser. Oui, je sais, ces deux derniers mots n’existent pas. Et alors ? J’ai le droit d’écrire ce que je veux, ici, puisque c’est mon univers. C’est moi le chef. C’est moi le dictateur de ce blog.

Et j’ai passé beaucoup de temps devant la télévision à regarder des émissions enregistrées, que j’avais en retard et à bouquiner et à réfléchir. Et à regarder la pluie tomber. Tout doucement sur les carreaux. Je l’ai écoutée en soupirant. Et en me disant que vraiment, là, on allait de plus en plus dans l’automne profond. Celui qui commence à perdre une grande partie de ses couleurs d’origine comme s’il se délavait avec toutes ces ondées, ces averses et ces déluges. Ces trombes d’eau et ces bruines. J’aime bien la pluie, surtout quand elle fait des claquettes sur les trottoirs et quand je suis chez moi mais là, je n’en avais pas spécialement envie. Alors, contre mauvaise fortune, j’ai fait bon cœur.

C’est bien, aussi l’automne qui creuse son trou de plus en plus profond jusqu’à faire sortir l’hiver de sa torpeur. Il faut conserver le rythme le plus naturel possible pour nos saisons. Mais c’est vrai aussi que le passage de l’une à l’autre, chez moi, ne se fait jamais sans quelques petits troubles. Mais cette année, plus que les précédentes. Est-ce un signe de vieillesse, chez moi aussi ? Pourquoi chez moi aussi ? Je ne suis pas immunisé contre le temps qui passe et les saisons qui défilent. Heureusement, avec la fin de l’année, nous allons vers les jours courts, ceux du cocooning et ensuite, nous reprendrons le chemin des jours plus longs, ceux des alanguissements sous des soleils radieux.