Il y a longtemps que je n’ai pas écrit le jour-même de la publication d’un billet dans ce blog. Oui, j’avais pris cette habitude de le faire la veille et de programmer pour le lendemain matin avant l’aube, à l’heure où blanchissent les campagnes mais pas les campagnes électorales ni les campagnes publicitaires. Non, les campagnes avec de l’herbe, des vaches et des oiseaux. Même en ce moment, où on a l’impression d’être déjà au bord de l’hiver avec ces journées grises et tristes. Non, pardon, hier, il a fait soleil et ça s’est senti. Rien qu’en marchant en ville, on a un peu transpiré sous certaines aisselles. Et pour un peu, on se serait assis sur un banc public, même sans son amoureux, juste pour rester là, peut-être avec un bouquin, peut-être pas. Et on aurait croisé le regard des gens.

Pour ma part, j’ai été un peu bousculé une partie de la journée mais pour l’autre, je me la suis coulé un peu douce. Je commence à prendre mes marques pour la saison qui arrive : celle de la fermeture de la terrasse. Nous n’allons pas tarder à mettre les chaises, les parasols et la table de jardin sous bâche. Nous allons rentrer les fauteuils relax et ranger tout ce que nous pourrons dans le coffre adéquat. Et ça va dégager de la place. De la place qui ne nous servira à rien car ce sera alors de plus en plus difficile voire impossible d’aller se mettre dehors. Parce que, quelque part, il y aura toujours un petit air frais, pour ne pas dire froid, qui nous rappellera que ce n’est pas le moment et qui nous fera regretter quand c’était l’été, justement. Mais dans la vie, il faut savoir être patient.

Prends la vie comme elle vient, oui, prends la vie comme elle vient. C’est le secret de… Moi ? Je ne suis même pas sûr d’en être capable, de prendre la vie comme elle vient. J’ai une tendance à être un peu angoissé pour plein de choses (pour ne pas dire « pour tout ») alors, vous pensez bien que la vie, je ne la prends pas comme elle vient, non. Je la subis comme elle veut. Et elle m’inquiète plus qu’elle ne me rassure. Par exemple, là, il est 6h30, il fait encore nuit. Et je me demande si le jour va vraiment se lever. Hein ? Et s’il ne se levait pas ? Et s’il faisait nuit toute la journée ? Et si ce soir, au lieu de faire nuit, le jour se décidait à se lever ? Et si les choses s’inversaient ? Non, je ne sais pas rester serein car on ne sait pas ce qui peut arriver. Surtout à une heure encore un peu nocturne.