Imaginons que Donald Trump décide de tout même de ce qui ne le regarde pas. Par exemple, il pourrait décider que maintenant, ça suffit, il est temps d’intégrer la Turquie à la Communauté Européenne. Parce que comme la Grande Bretagne s’apprête à mettre en pratique le Brexit, ça laisse une place de libre et donc, d’après l’homme aux cheveux jaunes… non, orange… non, jaune orangé, c’est ça, jaune orangé. Non, jaune dérangé, plutôt, ça lui va tellement mieux, cette dénomination de couleur-là. Et donc, d’après l’homme aux cheveux jaune dérangé, qui mieux que la Turquie, menée d’une main de maître par son président Erdogan, pour prendre la place libérée par les Anglais ?

Justement, on se demande si d’autres pays n’auraient pas une meilleure raison que la Turquie pour nous rejoindre, nous les Européens démocrates convaincus ? Oui, peut-être l’Australie, par exemple, vu que cette dernière fait partie du concours Eurovision de la Chanson depuis 2015. Elle n’était qu’invitée, cette année-là mais depuis, elle s’est incrustée. Ce qui ne me dérange pas mais quand même, elle ne fait pas partie de l’Europe, du moins, pas dans la géographie telle que je l’ai apprise à l’école. Et même si ça fait longtemps, je crois avoir des bons souvenirs de mes cours de l’époque. Mais bon, ce n’était pas le sujet du jour. Non, je parlais de Donald Trump et de la Turquie.

Imaginons donc que le président aux cheveux jaune dérangé nous demande, comme s’il nous l’imposait, d’intégrer la Turquie à notre Communauté. Et imaginons quelle réponse les 27 pays restants pourraient faire : Non ! Non ! Et non ! Et imaginons encore la colère de Donald Trump : « Si vous n’admettez pas Erdogan au sein de votre petite union d’états anciens, je vais prendre des sanctions économiques ! » Tout en levant son doigt comme un maître d’école pour tenter de montrer que c’est lui le chef. Non mais et puis quoi encore ? Il n’a qu’à taxer tous nos produits et nous, nous pourrions faire la même chose avec les siens, comme ça, on sera au même niveau. Maintenant, si vous voulez lui obéir parce que vous avez peur de lui, moi pas. Pourquoi j’ai parlé de ça, aujourd’hui ?