Je n’ai pas l’habitude de dire les choses tout de go, j’aime bien prendre des chemins de traverse, j’aime bien les circonvolutions et les circonlocutions. Ça me permet de m’amuser avec les mots, avec les lettres, avec les phrases. Et j’aime bien la Grèce. Et pour y aller, là aussi, je préfère y aller par quatre chemins. Du cop à l’âne. C’est toujours comme ça, quand je dis Grèce.

J’aime beaucoup l’océan, plus que la mer. Je suis un enfant de l’Atlantique, moi, pas de la Méditerranée. J’ai passé toutes les vacances de mon enfance à Fouras, la ville du père du même nom, mais je préfère nettement la station balnéaire au personnage de Fort Boyard, qui m’agace prodigieusement. Je reste dans le flou car c’est mieux quand je dis vague.

Avoir un amant exceptionnel, ça n’est pas donné à tout le monde. Ai-je déjà connu ça ? Oui. Mais pas que. Des relations exceptionnelles, j’en ai connus quelques-unes, pas tant que ça mais quelques-unes. Et elles restent précieuses au fond de mon cœur, comme les pierres du même nom. Parce que chaque histoire d’amour est un trésor. C’est ça, quand je dis amant.

Il m’arrive d’être fatigué. Plus souvent qu’à mon tour. Mais j’essaie de ne pas me plaindre et de ne pas y prêter attention. Parce que le mieux, pour moi, c’est d’avancer, encore et toujours. Ne jamais se laisser abattre. Et tant pis si on a les yeux un peu éteints. Tant pis si on a l’impression de ne pas pouvoir les ouvrir vraiment. Moi, si je suis KO, je dis cerne.

Le poète, qui a toujours raison, a dit d’elle qu’elle était l’avenir de l’homme. Oui mais aussi son histoire car sans elle, pas d’homme, si grand puisse-t-il devenir. Nous leur devons tout dont l’essentiel : la vie et moi, rien que pour ça, je ne les considèrerai jamais comme des personnes inférieures. J’ai trop de respect pour elles. Moi, je dis femmes !

J’aime bien les prépositions, les conjonctions et les adverbes. Tous ces petits mots qui ne sont pas d’amour mais qui meublent bien nombre de phrases. Les « donc », les « alors », les « de ce fait » et tant pis si j’en abuse plus que j’en use quand j’écris. Ils font partie intégrante de ce que je peux appeler mon style. Et moi, quand j’écris, je dis « certes » facilement.

Il a crachiné en fin de matinée, hier, au retour de la promenade des chiens. Et comme je venais de rentrer chez moi, ça ne m’a pas dérangé. Mais j’ai repensé à la terrasse en bois de chez le patron. Quand c’est mouillé, ça peut glisser. Je ne sais pas si ça vient des lames de bois. Il est possible que la pluie les fasse bouger, tout comme la chaleur. Moi, je dis lattes !