Je crois que j’aime vraiment bien les débuts de trimestres. Regardez : le premier janvier, c’est jour férié (enfin, pour ceux qui travaillent) ; le premier avril, c’est jour de blague obligatoire, tout le monde doit rire ; le premier juillet, c’est un peu le top départ pour les vacances d’été et le premier octobre, c’est le début du dernier trimestre avant le premier janvier suivant. Bon, bien sûr, pendant ce dernier trimestre, on va devoir se coltiner les hommages aux morts que tout le monde fera le jour de la fête de tous les saints, toujours la même erreur, toujours la même confusion. On va aussi se taper Halloween dans toutes les vitrines de tous les magasins (sauf les pompes funèbres alors que là, ça aurait du sens) et on va se taper Noël, incontournable. On connaît ma position sur le sujet.

Pourquoi j’aime bien le premier octobre ? Parce que c’est aussi un peu comme si c’était le jour de la paie. Avec les biftons que je vais toucher, je vais pouvoir aller me pinter la gueule dans les bistrots de tous les coins et ensuite, terminer ma soirée en allant aux putes. Ceux qui me connaissent auront vite compris que soit j’ai bu et j’écris n’importe quoi, soit je n’ai pas bu mais j’écris quand même n’importe quoi. Mais ça, c’est un autre sujet. Que nous aborderons peut-être ici mais une autre fois, alors. Un jour où j’aurai moins la pêche. Moins la banane. Moins la frite. Là, aujourd’hui, je suis assez content de moi. Depuis que je suis levé, c’est-à-dire encore bien tôt, pour ne pas changer, je me sens plutôt bien dans mes tongs. Oui, parce que je ne porte que des tongs ou rien, quand je suis chez moi.

La prochaine fois que nous entamerons un nouveau trimestre, ce sera même une nouvelle année. Et là, peut-être que quelque chose aura changé. En moi ou dans le monde. Si c’est en moi, hormis que je serai devenu un sexagénaire dans la force de son âge, j’aurai peut-être un peu plus de mal à récupérer des réveillons que je ne fais pas forcément. Peut-être aurai-je du mal à tenir le coup tard et peut-être que je me serai quand même levé tôt et peut-être que je serai très fatigué en espérant que le deuxième jour de l’année arrive vite car entre les deux, il y aura eu une nouvelle nuit. Qui m’aura peut-être permis de reprendre un certain souffle. Pour l’instant, nous ne sommes que le premier octobre. On a encore de quoi voir venir. Et de quoi s’occuper. Et de quoi lire. Et de quoi écrire.