Aujourd'hui c'est l'automne et je pleure souvent / Aujourd'hui c'est l'automne, qu'il est loin le printemps / Dans le parc où frissonnent les feuilles au vent mauvais…

Ça, on aura beau le tourner et le retourner dans tous les sens, on ne pourra rien faire contre. Aujourd’hui, c’est l’automne, une saison qui est probablement une des plus belles, avec les trois autres. Mais une saison qui donne l’impression que quelque chose se termine contrairement au printemps qui donne le sentiment que tout renaît puisque c’est vrai, que tout renaît, de toute façon.

Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là / Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci / C'était l'automne, un automne où il faisait beau, une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique / Là-bas on l'appelle l'été indien mais c'était tout simplement le nôtre

Moi, j’aime toutes les saisons mais j’ai une préférence pour l’automne. Tout comme l’hiver et le printemps. Et même l’été. Mais ce que j’aime dans l’automne, c’est qu’il annonce des jours raccourcis et ça ne me dérange pas. L’idée de m’enfermer chez moi quand il commence à faire nuit, je trouve ça un peu rassurant. Et en plus, plus on va vers l’hiver, moins il y a de moustiques.

Il automne, à pas furtifs, il automne à pas feutrés, il automne à pas craquants sous un ciel pourpre et doré / Sur les jardins dénudés se reflètent en transparence les brumes d'automne rouillées, rouillées…

J’ai toujours aimé la rentrée des classes, en plus, quand j’étais petit. Et même quand j’étais ado, je ne dis pas que je courrais après mais l’idée de retrouver cette routine scolaire ne me déplaisait pas. Et l’automne, ça annonce aussi la saison des chrysanthèmes et ça fait partie des fleurs que je trouve les plus jolies. Surtout dans les cimetières même s’il va nous falloir attendre encore quelques semaines pour ça…

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle / Tu vois, je n'ai pas oublié / Les feuilles mortes se ramassent à la pelle  / Les souvenirs et les regrets aussi / Et le vent du Nord les emporte dans la nuit froide de l'oubli...

Dans quelques semaines, justement, nous allons fermer la terrasse, bâcher la table et les chaises ; glisser les parasols dessous ainsi que l’étendoir à linge (qui ne sert jamais, pourtant) et nous protègerons le pied des plantes pour qu’elles puissent passer l’hiver. Et nous attendrons le prochain printemps. Et quand celui-ci sera juste arrivé, je me souviendrai de ce nouvel automne déjà passé.

C´est en septembre / Quand les voiliers sont dévoilés et que la plage tremble sous l´ombre d´un automne débronzé / C´est en septembre que l´on peut vivre pour de vrai…   … C´est en septembre quand l´été remet ses souliers et que la plage est comme un ventre que personne n´a touché / C’est en septembre que mon pays peut respirer