Ça y est, il est midi cinquante, la cuisine est propre, la femme de ménage peut arriver. Normalement, elle vient pour 13h, le mercredi. Et là, hier, j’ai eu le temps de terminer de faire la vaisselle, de tout ranger afin que rien ne traîne, afin que rien ne dépasse (sauf les lettres) et j’ai même eu le temps de ficeler une poubelle et tout était fin prêt quand elle a sonné pour venir faire ses 3 heures. Je n’aime pas du tout que la cuisine soit en désordre ni sale quand elle arrive. Ce n’est pas ma bonne, elle ne vient pas pour ça. Elle vient pour autre chose. Dans la cuisine, c’est moi qui salis, c’est donc moi qui range et qui nettoie. Et Dieu (s’il existe) me le rendra si la femme de ménage ne le fait pas, elle.

C’est un peu comme quand je vais à la salle de sports pour suivre un cours personnel voire privé, avec mon coach (mais attention, en tout bien, tout honneur, cela s’entend), je n’aime pas non plus quand il vient me retrouver sur un tapis de marche (ou de course, pour ceux qui veulent aller encore plus vite) et qu’il me dit : « On va y aller, on va descendre ! » et quand il va chercher une feuille d’essuie-tout sur laquelle il a vaporisé deux ou trois petits coups de produit d’entretien pour que je le passe sur tout ce que j’ai touché sur l’appareil : poignées, boutons, cadran… Je lui ai déjà fait remarquer qu’il n’était pas mon boy mais mon coach et encore une fois, quand je salis, c’est moi qui nettoie.

Et c’est encore pareil quand je dois prendre une douche. Si je me sens sale (même si je pense que je ne le suis pas, objectivement – mais parfois, il peut m’arriver d’avoir beaucoup transpiré et pas seulement au cours de gym), là, il n’y a aucune raison à ce que quelqu’un d’autre vienne me laver. Ni la femme de ménage, ni le coach, ni personne d’autre. Ou alors, si l’envie me prend de me faire doucher par quelqu’un d’autre, envoyez-moi vos coordonnées, vos prétentions et votre photo (au cas où je vous connaîtrais déjà) et je vous dirai si quelque chose est envisageable entre nous pour une toilette qui, qu’on le sache, pourra être intime voire très intime. Mais là, il faut que je voie.