C’est incroyable, quand même, ça : on est déjà presque à la fin du mois d’août, waouh, waouh, et je n’ai rien à dire ou si peu que je me demande si ça en vaut la peine que je m’exprime. En même temps (coucou Macron !), si je ne dis rien, je vais avoir l’impression d’être muselé, c’est censuré, d’être sous un régime dictatorial et ça, ça ne me plaît guère pour ne pas dire pas du tout. Ça m’amuserait presque, d’ailleurs, quand je lis certaines banderoles de manifestants, depuis les gilets jaunes et les casseurs réunis (bientôt, le retour ?) : Non à la dictature de Macron ! Je me demande si certains n’exagèrent pas un tant soit peu. Ou alors, c’est de l’humour et je n’ai pas vraiment le même qu’eux. C’est vrai, ça, si c’est à prendre au premier degré, ça fait un peu froid dans le dos.

En effet, que se passera-t-il si un jour nous devenons une véritable dictature dans laquelle on ne pourra plus donner son opinion si elle n’est pas conforme ? On n’aura plus que ses yeux pour pleurer et se dire : « Ah ! Combien c’était mieux avant ! Qu’est-ce qu’on regrette de ne pas avoir été assez intelligent pour comprendre quand c’était encore temps ! » Mais je n’ai pas le droit d’être un père la morale. Enfin si, j’en ai le droit mais ça sert à quoi ? Juste à me faire plaisir et à me défouler ? Ce serait déjà ça, remarquez. Mais ça ne suffirait pas à calmer mes colères contenues et mes angoisses sur ces futurs qui m’attendent. Oui, c’est volontairement que j’ai mis « futurs » au pluriel. Car ça n’arrive pas souvent. Et comme je ne sais pas ce qui m’attend… Dans le doute, je prévois large.

Alors c’est pour ça qu’aujourd’hui, 26 août 2019, je n’écrirai pas de billet. Parce que je n’ai pas envie de me plaindre. Parce que le coach Carlos m’a crevé ce matin pendant le cours de gym. Parce que j’ai trop faim pour avoir les idées claires. Parce que je crains de ne rien avoir d’intéressant à dire. Parce que je pense que le mieux, de temps en temps, c’est d’appuyer sur le bouton « pause » et voir ce qui se passe. Parce que je pense que parfois, tout est bien vain. Et quand le vain est tiré, il faut me croire, ça ne sert plus à rien. Parce qu’il y a des jours avec et des jours sans et qu’aujourd’hui, c’est probablement un jour sans. Il va falloir que je vérifie. On ne sait jamais. Si ça se trouve, je me suis trompé et je vais quand même être capable d’écrire un billet pour le publier dans ce blog.