Hier, je suis allé au cinéma. Avec toutes ces allées et venues à Biscarrosse, ça ne m’était pas arrivé depuis au moins dix jours pour ne pas dire deux semaines. Et aussi parce que cet été, les nouveaux films ne me tentaient globalement pas plus que ça. Jusqu’à ceux qui sont sortis mercredi dernier alors que j’étais encore dans les Landes mais comme j’en suis revenu samedi soir, tard, après un détour par les environs de Bazas), hier, j’avais donc décidé d’aller me faire une toile dans une salle obscure. Parce que cette fois, j’avais deux films en ligne de mire. En ligne de mirettes. Et ils étaient tous les deux programmés pour le même horaire, stricto sensu : 13h20. Alors, j’ai mangé à midi pile (alors que Catherine déjeunait plutôt à midi six) et j’ai fait plouf, plouf, pic et pic et colégram pour savoir lequel des deux j’allais me faire.

J’avais une préférence pour celui qui était interprété par deux acteurs et trices que j’aime particulièrement et moi, les comédiens d’un film, ça compte pour beaucoup. C’est-à-dire que je suis capable de ne pas aller en voir un car sa tête d’affiche en a une qui ne me revient pas  et tant pis si le film est bon, il y a des gens que je déteste voir sur un écran. Soit parce que c’est épidermique (de ma part), soit parce que je trouve qu’ils jouent plutôt mal. Ce qui reste subjectif (cette constatation est totalement et intégralement objective) soit parce que parce que. Mais, dans le cas contraire, je suis (presque) capable d’aller voir un navet parce que dedans, j’y verrai des interprètes que j’aime vraiment beaucoup. Alors, mon choix s’est fait plus naturellement que le tirage au sort : je suis allé voir celui avec les deux que j’aime justement beaucoup.

J’y suis allé en toute confiance. Et je me suis gardé l’autre pour cet après-midi ou pour demain après-midi. Et là, très rapidement, j’ai réalisé que je ne pouvais pas me faire confiance et ça, ça m’a foutu un coup. Parce que j’ai détesté le début du film, j’ai failli partir au bout de 5 minutes. Nonobstant, je me suis accroché et j’ai subi une histoire dans laquelle je ne suis pas entré du tout. Je me suis emmerdé comme un rat mort (quelle drôle d’expression, non ?) et j’ai failli partir à plusieurs autres reprises sauf que j’avais la flemme de sortir de la salle, car outre cet ennui dû à ce que je voyais sur l’écran, j’étais bien assis et je me suis presque reposé. Demain, on verra si ce qui a été mon deuxième choix ne va pas devenir mon premier. Si ça se trouve, je vais adorer celui sur lequel je n’avais pas parié. Ou pas. Peut-être que je me serai planté deux fois de suite.