Vous avez dû remarquer que depuis quelques temps, j’utilise beaucoup de (parenthèses) dans mes billets. C’est normal, je n’en étais pas si coutumier que ça, juste le minimum syndical mais là, j’ai bien conscience que j’ai dû étonner une énorme partie de mon lectorat (!!!) Il y a une bonne raison à cela : j’ai dégotté un lot de (parenthèse) d’occasion mais comme neuves que j’ai acheté sans même en négocier le prix car c’était déjà très intéressant. Surtout qu’il y avait un reçu qu’avait conservé leur (propriétaire) d’origine. Et quand j’ai mené ma petite (enquête) et que j’ai découvert que c’était un des plus grands de nos (auteurs*). Et j’ai même du mal à croire que (personne) ne s’en soit rendu compte avant moi. Comme quoi, parfois, on peut encore trouver des (trésors) dans le grenier ou le bureau de certaines maisons en attente d’être (réhabilitées).

Et moi, je le reconnais humblement, je fais partie de ces gens qui, quand ils font une (bonne affaire), n’hésitent pas à en profiter voire à en abuser. Il fut un temps où j’utilisais beaucoup les (tirets) pour éviter d’avoir à acheter des (parenthèses) que je trouvais bien plus chères mais là, du coup, je peux enfin m’en servir, de ces(parenthèse)s comme si j’étais un mec qui en avait les (moyens). Jusqu’à ces jours-ci, les (parenthèses), pour moi, c’était un peu comme les (points d’exclamation), je ne pouvais pas me le permettre et ça tombait bien parce que pour eux, les « ! », comme je ne voulais pas tomber dans la (facilité), je m’étais habitué à m’en passer et je pense que je m’en suis plutôt bien sorti. Bien sûr, on n’est jamais (le meilleur juge) pour soi-même mais là, ce que je dis, je le dis en toute (modestie) et en toute (impartialité). D’ailleurs, je trouve que le « ! » est souvent bien trop appuyé.

Et comme je n’aime pas les (effets) trop (ostentatoires), ça tombait plutôt bien. Sauf que là, en ce moment, c’est comme si j’avais gagné à la (loterie nationale). J’ai touché le (gros lot) et je dépense sans compter. Sauf que mon côté (cigale) n’aura qu’un temps, avec l’âge, j’ai appris qu’il fallait assurer ses arrières et donc, dès demain, je place tout mon (stock) de (parenthèses) dans un coffre dans la banque de la (langue française et de la grammaire réunies). Avec tout mon stock de (points d’exclamation) car j’ai déjà épargné tous ceux que j’aurais pu appliquer alors que je ne l’ai pas fait. Et si ça me prend, un jour, je me restreindrai aussi sur les (trémas) parce que là encore, quand on n’est pas habité à (écrire), on ne le sait pas mais les (trémas), ça vaut (la peau du cul) et de la (thyroïde). En tout cas, ce lot de (parenthèses), il aura enchanté ma vie.

* Marcel P.