31 juillet 2019

3 paquets de protections hygiéniques

En arrivant à la caisse du supermarché (à partir de quand est-on un supermarché ?), je me trouve juste derrière une dame un peu âgée mais quand même plutôt alerte. Rien d’étonnant à ce qu’il y ait une dame un peu âgée devant moi. Rien d’étonnant non plus à ce qu’elle soit un peu alerte. Tout est normal dans le meilleur des mondes. Il fait un peu chaud mais ça reste raisonnable. La dame a l’air plutôt sympathique. Elle parle facilement toute seule. Peut-être est-ce probablement parce qu’elle doit vivre seule et elle en a pris... [Lire la suite]

30 juillet 2019

renvois visionnaires (réactions enthousiastes)

Les nombreuses réactions enthousiastes suite à la parution de mon premier (et dernier ?) épisode de Nora va aux camions, sans aucune lettre qui dépasse (exceptés les majuscules, les accents et la ponctuation) me rendent un peu sceptiques et ce, pour deux raisons : j’aurais aimé que la foule se lève et me fasse une ovation digne de ce nom et que mon professeur ne me donne pas sa propre version des faits qui n’a rien à voir avec mon propre travail. Bien sûr, l’élève ne peut décemment pas dépasser le maître mais néanmoins, ça... [Lire la suite]
29 juillet 2019

Nora va aux camions, premier (et dernier ?) épisode

Camions ! Camions ! Camions ! Nora, nous irons aux camions si nous avouons, sinon, non ! Camions ! Camions ! Camions ! Nora ! Non ! Miaou ? Nora, ma cousine roumaine morveuse aux cornes couineuses, aux cornes amenuisées, aime encore aux ciseaux et si nous avons cuvé, Nora, un exorcisme en cours, inverse un manoir mauve à niveau, une oasis morne aux rosaces menues, aux rosaces sacrées. Une œuvre aux oiseaux-racines vire au rance, Nora ricane. Roseaux !... [Lire la suite]
28 juillet 2019

inventaire de saison

Un petit jet d’eau, une station de métro entourée de bistrots… Un petit blouson de soie sur le dos parce qu’il ne fait pas très chaud, ce matin et qu’avec mon petit débardeur bleu, j’avais froid et quand j’ai froid, ça va de soie, j’enfile ce blouson qui date du siècle dernier, qui est léger et tout et tout. Grands magasins, ateliers de rapins, restaurants pour rupins… Un mug blanc à côté de moi, sur ma main gauche, quasiment vide de café froid, celui de la veille, que j’avais mis de côté et le disque d’Eddy de Pretto par-dessus... [Lire la suite]
27 juillet 2019

la disparition et les revenentes

Bon, comme prévu, il a plu et dans « il a plu », il n’y a pas un seul « e », c’est déjà un bon début si on me demande d’écrire un texte sans la voyelle la plus utilisée dans la langue française. Mais ce n’est pas ce qu’on attend de moi avec le jeu « cap-pas cap » (encore une fois, pas une seule lettre « e »), n’est-ce pas « mon cher Philippe » (et là, pas une seule fois la lettre « a ») ? Parce que moi, si on me demande d’écrire une histoire en éliminant une ou plusieurs... [Lire la suite]
26 juillet 2019

il paraît que demain, vendredi, il va pleuvoir

On nous annonce de la pluie pour demain. À l’heure où j’écris ce billet, nous sommes jeudi et à l’heure où il sera publié, nous serons vendredi. Et il devrait donc pleuvoir. Si seulement ça pouvait être vrai. Même ne serait-ce qu’un tout petit peu vrai. Je ne demande pas une totale vérité mais une partielle. Même avec un faible pourcentage. Comme les matières grasses des produits allégés. Parce que moi, je peux le dire haut et fort, j’en ai un peu assez de ne plus pouvoir respirer autrement qu’en transpirant. Je suis tellement en... [Lire la suite]

25 juillet 2019

excuse en missive

Monsieur le professeur, je sais que je n’ai pas à intervenir dans la vie privée et même publique de mon fils mais là, il fallait que je vous écrive pour vous demander un sursis (avoir un sursis)… En effet, mon fils, à qui vous avez donné un devoir de vacances à réaliser, n’a pas pour habitude de se défiler, même le 14 juillet. Et malgré la difficulté de ce que vous lui avez imposé, il a commencé le travail attendu mais il ne pensait pas transpirer autant pour arriver à ses fins (arriver à son issue) et la canicule environnante... [Lire la suite]
24 juillet 2019

le trépied

Comme je fais toujours trop vite, évidemment, ce qui devait arriver, arriva et je n’ai pas pu faire la troisième photo de la série que j’aurais pu intituler « triptyque » si je n’avais été totalement surpris par cette nouvelle vague de canicule. Hier, nous étions encore à Biscarrosse, enfermés dans la maison avec interdiction d’aller se baigner dans la piscine pour cause de risques d’insolation majeurs (avec un S car ce sont les risques qui sont majeurs, pas l’insolation, quoique…) et avec pas plus de réseau la veille que le... [Lire la suite]
23 juillet 2019

en pleine université d’été

Après m’avoir reproché de ne faire les choses qu’à moitié, j’ai mis les bouchées doubles parce que je sais reconnaître quand j’ai tort, quand j’ai fauté ou quand j’ai pu être un peu fumiste, comme me l’avait reproché ma prof de maths, dès le début de l’année scolaire, de ma cinquième, au siècle dernier, à l’époque où les crayons de couleurs étaient encore en noir et blanc. À une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas comprendre ni connaître. Une époque où les enfants, même au collège et voire au lycée, ne répondaient pas à... [Lire la suite]
22 juillet 2019

en plein séminaire de travail

Je suis en plein séminaire de travail. On m’a appelé au dernier moment et je n’ai pas pu rentrer de Biscarrosse comme je l’avais prévu, de rentrer sur Bordeaux, de rentrer de là-bas à ici ou plutôt d’ici à là-bas puisque je suis encore là-bas et non pas ici. Et en plus, j’ai des gros problèmes de réseau, c’est-à-dire que je n’ai pas le droit de me connecter plus de cinq minutes par jour car nous sommes en plein séminaire de travail du matin au soir. Je n’ai pas une minute à moi. Oui, exactement, du matin au soir. Du matin où je me... [Lire la suite]