Comme je fais toujours trop vite, évidemment, ce qui devait arriver, arriva et je n’ai pas pu faire la troisième photo de la série que j’aurais pu intituler « triptyque » si je n’avais été totalement surpris par cette nouvelle vague de canicule. Hier, nous étions encore à Biscarrosse, enfermés dans la maison avec interdiction d’aller se baigner dans la piscine pour cause de risques d’insolation majeurs (avec un S car ce sont les risques qui sont majeurs, pas l’insolation, quoique…) et avec pas plus de réseau la veille que le lendemain, on n’y peut rien, Orange, Pamplemousse et Citron ne vont pas bien jusqu’au bout de la rue qui se termine en impasse, dans la forêt du domaine du golf, alors, ma foi, on a attendu dans le séjour, avec un ventilateur pour 6 et une patience extrême parce que, comme par hasard, la clim est tombée en panne il y a une semaine et elle ne sera réparée que jeudi.

De ce fait, comme on annonçait un record de chaleur sur Bordeaux, nous avons décidé, avec mes parents et Solange (le président), que nous rentrerions justement hier soir pour revenir raccompagner père et mère chez eux, dans les Deux-Sèvres, aujourd’hui, ce qui est chose faite sous une grosse chaleur encore bien lourde mais au moins, on est un peu plus à la campagne même si… Même si je transpire à grosses gouttes. Mais au moins, j’ai du réseau. Ça ne veut pas dire que je vais me mettre au travail car franchement, je me sens tout mou. Vous savez ce que c’est, non ? Vous n’avez pas d’allant (encore un mot auquel je n’aurai plus droit, dans l’histoire de Nora !) Oui, je disais donc que ce n’est pas parce que je suis un peu plus à la campagne que j’allais me mettre à écrire ce qu’on attend de moi car je n’ai pas d’inspiration non plus. En fait, elle part avec la sueur.

Non, tant que je ne serai pas vraiment rentré chez moi, j’aurai la tête un peu ailleurs. Je suis un peu tourneboulé. J’ai certains de mes neurones qui sont prêts à fondre sous l’effet de la chaleur et d’un coup de mou réunis. Si je n’y fais pas plus attention que ça, je risque de raconter n’importe quoi aujourd’hui ou demain ou après-demain. Oui, c’est vrai, ça ne changera pas beaucoup de d’habitude mais là, c’est un peu différent. En temps normal, je contrôle les choses quand j’écris n’importe quoi. Là, je pense que non. Et donc, cette photo du trépied, je ne l’aurai pas faite et je trouve ça bien dommage. Que voulez-vous, c’est ainsi que les choses devaient se passer, si on croit au destin. Ce qui n’est pas mon cas. Alors, c’est la faute du hasard. Personne ne verra la photo où je suis allongé sur la terrasse de la maison de Biscarrosse et où je montre mes trois pieds.