Ça m’a fait (beaucoup) de bien de repartir (encore une fois) deux jours. D’abord, parce que personne ne s’en est rendu compte si ce ne sont le patron, Claude et les deux chiens qui eux, m’ont vu puisque je suis retourné les voir à Biscarrosse, dans leurs quartiers d’été. Et pendant ces « un peu moins de » deux jours, j’ai cuisiné, mangé avec mes amis, joué avec les chiens, caressé les mêmes chiens, dormi au premier étage, dans une chambre qui donne sur la piscine et sur le golf et la forêt, bien au calme et j’ai même fait la grasse matinée en ne me levant pas avant 7h30 (je ne sais pas précisément car j’écris ce billet dimanche après-midi et il sera publié mercredi matin alors que je serai déjà revenu depuis la veille au soir) et j’aurai eu l’impression de profiter un peu de ce mois de juillet déjà entamé.

À part ça, ce qui m’aura le moins plu, c’est le trajet. Tant l’aller que le retour. Parce que quand je pars seul, si ça a pu m’amuser, fut un temps, aujourd’hui, ça me pèse un peu. Surtout qu’on entre dans une routine. Ça doit être la quatrième ou la cinquième fois que je vais là-bas depuis trois semaines et donc, c’est un peu toujours la même autoroute pour rejoindre l’embranchement qui mène à Arcachon avant de sortir un peu avant Mios et terminer par des routes secondaires qui me font traverser le sempiternel Sanguinet, dernière étape avant le Biscarrosse final que je laisse au premier rond-point quand on passe le panneau qui indique qu’on y est. Car là, à droite, je prends la route des lacs et à peu près en son milieu, je tourne à gauche pour entrer dans le domaine du golf.

La maison du patron est presque la dernière. Elle est exactement l’antépénultième demeure de la rue. Après, c’est de nouveau la forêt, les chemins pleins de sable qui croisent parfois des sentiers plus classiques. Il y a encore deux ans, on y allait tous les ans, dans ce coin reculé, pour y ramasser des mûres et des mûres. Des mûres mures qu’on cueillait en essayant de ne pas troubler le silence relatif de l’endroit. J’aimais ces moments-là. Peut-être cette année y retournerons-nous ? Je ne sais pas encore mais une chose est sûre : ce n’est pas encore tout à fait la saison des mûres. Avec Claude, le patron et moi, ce n’est que la saison des mûrs, c’est déjà ça. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Entre temps, nous nous serons dangereusement rapprochés de jeudi puisque ce sera déjà demain.