Après, je crois que le mieux, c’est de ne pas aller trop loin. C’est vrai, ça, je n’aimerais pas qu’on déballe ma vie privée en public, qu’on jette mon intimité en pâture à tous ces vautours qu’on peut trouver sur Internet et donc, je ne vais pas faire à autrui ce que je n’aurais pas aimé qu’on me fît (bel imparfait du subjonctif, si je ne m’abuse !) et donc, je ne vais pas entrer dans plus de détails que ça sur Solange. Je trouve que, comme pour moi, ça fait déjà beaucoup d’un coup. En une semaine, tant de choses ont été dévoilées. Tant de chose sont sorties des placards. Tant de choses ont été extraites de nos boîtes de Pandore… Il y a bien un moment où ça va devoir s’arrêter. Je suis d’accord. Et ça, c’est assez génial car je suis globalement plutôt toujours d’accord avec moi.

À de rares exceptions près. Cette fin de paragraphe 1 au début du paragraphe 2, ça peut sembler un peu incongru voir inopportun mais non, si je vous dis que c’est un effet de style, vous ne pourrez pas faire autrement que me croire. J’ai une telle force de persuasion dans la vérité et dans les choses fausses… Vous avez vu que je n’ai pas prononcé le mot « mensonge ». Pourquoi ? Tout simplement parce que dans mon cas, il n’est pas question de mensonge mais de fiction. Ces petits arrangements avec la vérité, quand on est dans l’écrit, ça n’est pas du mensonge, ça n’en est jamais. C’est juste qu’on écrit ce qu’on veut, si on n’a jamais affirmé qu’on n’était là que pour dire des choses avérées, on a des comptes à rendre à personne car personne n’a le droit de nous en demander.

Bref, dans le cas qui nous préoccupe, en particulier, Solange, je propose qu’on ne passe plus trop de temps sur lui. Il y a un moment où ça va devenir pesant et vu son âge nettement plus avancé que le mien, je ne voudrais pas être la cause d’un décès qui donneraient des soupçons à la police ou à la gendarmerie. Surtout après avoir dit ce que j’ai dit lors de la soirée de notre mariage, il y a cinq ans déjà de cela. Oui, parce que dans mon discours, ce que j’ai dit, c’était un clin d’œil. Il ne fallait pas me prendre au sérieux non plus, ce soir-là. Je ne me suis pas marié avec lui que pour toucher la pension de réversion, non. Parce que comme rien ne dit qu’il partira avant moi malgré la différence d’âge. Non, à moins qu’on ne trouve un moyen de… Non, attention, moi, je n’ai rien dit !...