20 juin 2019

un verre, ça va ; trois verres, bonjour les gars de la marine

Oui, je sais, je devrais mieux me tenir car je trouve qu’il y a du laisser-aller. Depuis que je ne travaille plus, j’ai eu quelques occasions de me lâcher en soirée ou lors de certains rares déjeuners mais à chaque fois, alors que j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus, on m’a repris la main dans le sac et les lèvres à la coupe. Tiens, par exemple, ce midi, alors que nous étions au restaurant avec le président, son petit-neveu et la copine de ce dernier, nous avons partagé les choses en deux groupes, pour tout : quand nous... [Lire la suite]

19 juin 2019

impairs, passe et manque

Je te jure, cher confrère contrôleur de blog, que celui que j’ai rencontré hier, pour un entretien de bonne santé mentale, m’a sidéré. Je suis tombé sur un cas pathologique qui pourrait fortement intéresser la science. Un cas unique. Il compte tout. Il compte les paragraphes, il compte les lignes, il compte les lettres (voyelles et consonnes), il compte la ponctuation et il s’arrange toujours pour que chaque total soit un chiffre ou un nombre impair, sinon, il en ajoute jusqu’à ce qu’il soit satisfait. Cent une fois sur le métier, il... [Lire la suite]
18 juin 2019

on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ?

On peut savoir pourquoi il y a toujours un nombre impair de paragraphes, dans les billets de ton blog, Stéphane ? Oui, bien sûr. C’est une discipline que je m’impose. Oui, je comprends mais pourquoi une discipline impaire ? D’abord, excusez-moi, monsieur le contrôleur, mais impair, ça ne s’accorde pas au féminin. Il n’y a que le masculin qui peut prétendre à l’impair (Et qu’on ne me refasse pas le coup de dimanche dernier, hein ?) Bon, alors, pourquoi une discipline basée sur l’impair ? Parce que ça fait partie de... [Lire la suite]
17 juin 2019

et dedans, il y a un cœur qui bat

Non, je ne suis pas qu’un clown qui aime faire rire de peur d’être lui-même obligé de pleurer sur son sort. Parce que moi, je suis comme ça, je suis un nostalgique, parfois mélancolique et donc, j’ai toujours une urgence à tenter de vouloir rire de tout, parfois au détriment de la bienséance. Vous savez, ce n’est pas trop la peine de me le dire, je le sais. Je sais comment je fonctionne. Je sais quels sont mes qualités (nombreuses) et mes défauts (tout aussi nombreux – j’ai failli écrire « minoritaires » mais je me suis... [Lire la suite]
16 juin 2019

la fête des paires

Aujourd’hui, c’est la fête des pères. Je ne sais pas comment je vais faire pour leur souhaiter vu que de tous mes pères, je n’en connais qu’un. Un seul, celui qui m’a accompagné depuis que je suis né. Les autres, je ne les ai jamais connus. Je ne sais même pas s’ils existent ni combien ils sont. Si ça se trouve, j’en ai plein mais je m’en fous, un seul a toujours compté pour moi. C’est mon papa et c’est le plus grand (ah bon ?) et le plus fort. En tout cas, c’est ce que je pensais réellement quand j’étais plus petit que lui (en... [Lire la suite]
15 juin 2019

retrouver le chemin d’avant, en fin de nuit

Cette nuit, enfin non, au petit matin, à 5h, juste avant que le jour se lève, juste avant qu’un nouveau jour se lève, je suis sorti de l’appartement, je me suis dirigé vers le parking de la résidence et je me suis installé au volant de ma voiture. Elle dormait bien, elle, vu que depuis près de trois mois, elle fait ses nuits complètes, elle n’a plus à se mettre en route à 2h15 de la nuit. Elle dormait bien et elle a sursauté, comme toujours, en clignotant de partout mais elle est bien dressée, dès qu’elle me voit arriver, dès que je... [Lire la suite]

14 juin 2019

juste un moment tranquille

Après plus d’une heure quarante au téléphone avec elle, j’étais heureux et satisfait. Outre le plaisir de l’avoir retrouvée, enfin, j’ai eu le sentiment du devoir accompli, c’était assez étrange. C’est vrai, parler de devoir alors qu’il était question de retrouvailles après plus de vingt ans, c’est un peu antinomique (mais pas anti-Monique) mais c’est un mot qui m’est venu à l’esprit. Parce que, elle, elle est un peu l’incarnation du devoir, de la droiture et de l’exigence. Et pourtant, cette fois, nous nous sommes (enfin) parlé à... [Lire la suite]
13 juin 2019

moi, finalement, j’en suis revenu

Finalement, on en parle, on en parle mais moi, j’en suis revenu et même assez vite revenu. Il n’y avait aucune raison que j’y passe plus de temps que ça. Et finalement, une fois rentré chez moi, je me suis dit que j’étais le champion du monde du voyage éclair. Parti très tôt le matin, 6h25 pour poser mes chaussures chez moi à 17h20, ça fait un road trip de 11h. Ce n’était donc pas la peine de que je fasse une valise pour si peu. Pour si peu de temps, principalement. Je n’ai pas eu besoin de me changer entre hier matin et hier... [Lire la suite]
12 juin 2019

trois indices pour savoir où je suis

Aujourd’hui, je ne suis pas là. Et pour ne pas faire un trou dans la séquence de publication de mes billets, j’ai écrit celui-ci hier, l’aujourd’hui de la veille et lendemain du jour concerné. J’aime bien écrire des choses apparemment embrouillées, moi, de temps en temps, je ne m’en lasse jamais. Bref, je ne suis pas là mais je n’allais pas laisser un jour sans billet dans mon blog quotidien. Parce que sinon, c’est le début du je-m’en-foutisme et je n’aimerais pas me retrouver dans cette situation-là. Je ne suis pas là mais je ne... [Lire la suite]
11 juin 2019

se concentrer pour ne pas se disperser

Quand je ne suis pas plus inspiré que ça pour écrire et surtout, quand je m’y prends un peu tard dans la journée (aujourd’hui, je commence d’écrire à 16h11, l’heure du goûter, pas celle de noircir des pages blanches !), j’ai un mal fou à me concentrer sur les minimum trois paragraphes que je me dois (que je me doigt ?) de faire par jour. Oui, parce que trois, je ne peux pas faire moins. Sinon, ça fait un peu branleur. Ou fumiste. Même si je préfère être un branleur qu’un fumiste. Et pourtant, on m’a réellement traité de... [Lire la suite]