Aujourd’hui, c’est la fête des pères. Je ne sais pas comment je vais faire pour leur souhaiter vu que de tous mes pères, je n’en connais qu’un. Un seul, celui qui m’a accompagné depuis que je suis né. Les autres, je ne les ai jamais connus. Je ne sais même pas s’ils existent ni combien ils sont. Si ça se trouve, j’en ai plein mais je m’en fous, un seul a toujours compté pour moi. C’est mon papa et c’est le plus grand (ah bon ?) et le plus fort. En tout cas, c’est ce que je pensais réellement quand j’étais plus petit que lui (en taille et forcément, en âge) et voilà. Alors, moi, aujourd’hui, je ne vais souhaiter sa fête qu’à un seul père, le mien. Et je ne parlerai plus que de la fête du père. Les autres, je m’en fous.

Après, si on veut vraiment que je célèbre cette fête des pères, pour moi, c’est tout vu, ça sera la fête des paires. Des paires de quoi ? Je vous vois venir avec vos gros sabots qui se moquent de la charité bien ordonnée ! Non, je ne parlerai pas de certaines choses qui sont en dessous de la ceinture et au-dessus de la jarretière. Je vais souhaiter une bonne fête des paires aux chaussures qui m’appartiennent et j’espère que les autres en feront autant avec les leurs. Je souhaite une bonne fête des paires aux claques qui se perdent. Bien sûr, je n’oublie pas de dire bonne fête aux paires de lunettes que je regarde dans le blanc des yeux. Et à mes vieilles paires de skis disparues, oubliées.

Je souhaite une bonne fête des paires aux ciseaux même à ceux qui ont l’habitude de souvent couper les cheveux en quatre. Je pense également à la fête des paires de jumelles. Je ne voudrais pas qu’ils pensent que je les ai relégués dans un trou de ma mémoire, alors bonne fête des paires à mes gants, on se retrouvera l’hiver prochain, promis, juré, craché. Et une excellente fête des paires à mes couilles. Ah zut ! J’avais pourtant dit que je ne la ferais pas, celle-ci. Qui m’a poussé à la sortir malgré moi ? Ce n’est franchement pas malin. Je vais passer pour qui, après, moi ? Vite, un dernier pour faire passer le précédent… Bonne fête des paires aux soliflores, tiens. Celle-là, elle est imparable.