Aujourd’hui, je ne suis pas là. Et pour ne pas faire un trou dans la séquence de publication de mes billets, j’ai écrit celui-ci hier, l’aujourd’hui de la veille et lendemain du jour concerné. J’aime bien écrire des choses apparemment embrouillées, moi, de temps en temps, je ne m’en lasse jamais. Bref, je ne suis pas là mais je n’allais pas laisser un jour sans billet dans mon blog quotidien. Parce que sinon, c’est le début du je-m’en-foutisme et je n’aimerais pas me retrouver dans cette situation-là.

Je ne suis pas là mais je ne vais pas dévoiler où je suis parti. On peut d’ores et déjà éliminer plusieurs pistes : je ne suis pas parti sans laisser d’adresse ; je ne suis pas parti aux putes ; je ne suis pas parti comme un voleur ; je ne suis pas parti politique ; je ne suis pas parti pour ne pas affronter les problèmes puisque de toute façon, il n’y en a pas, à ce que je sache, du moins, hier, ce qui est devenu l’aujourd’hui de la veille. J’aime bien la faire celle-là… Ah bon, vous le saviez déjà ? Je me répète ?

Et pour vous permettre de savoir où je suis parti, je vais vous donner trois indices. Mais attention, ce ne sont pas des indices comme on en a dans les questions des émissions télévisées pour faire gagner plusieurs milliers d’euros. D’abord parce que, avec moi, il n’y a aucun euro à gagner mais ensuite, si c’est pour vous demander la couleur du cheval blanc de Louis XVI, je ne vois pas l’intérêt de… Pardon, c’est celui d’Henri IV ? Ah non, ça ne va pas recommencer, hein ? À qui il est le cheval blanc, alors ?

Premier indice, c’est de circonstance en cette semaine de prise d’abonnements au Grand Théâtre de Bordeaux, c’est en rapport avec la Traviata de Verdi et qui connaît l’histoire de ce bel opéra aura fait un grand pas vers la résolution de l’énigme. On n’attache pas son chien avec mon deuxième indice quand il est au pluriel, d’après un dicton québécois. Et pour mon troisième indice, n’oubliez jamais celui qui parle d’un trottoir éventré après avoir revu ses pavés.  Ah, c’est dur, hein ? Oui, je sais.

J’aurais pu vous parler de bonbons, d’un fleuve majestueux, d'oies et de certains jacobins mais je préfère ne pas le faire car ça va vous mettre trop de puces à l’oreille. Et puis, ce n’est pas comme si je voulais que vous trouviez tout de suite. Et ce n’est pas non plus comme si je ne voulais pas que vous trouviez. Donc voilà, à l’heure de la publication de ce billet, vers 6h30, demain matin, soit ce matin, en réalité, je serai juste parti de chez moi mais pas encore arrivé là-bas.